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Ava's Possessions

 
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Existe-t-il encore quelque chose de nouveau que l'on puisse faire avec les films sur la possession démoniaque? Oui, selon Jordan Galland, qui participe à la compétition internationale du quinzième NIFFF avec son troisième long métrage, Ava's Possessions, dont l'enjeu principal est qu'il s'agit d'une... comédie.

Ben oui, on rigole beaucoup en découvrant l'histoire d'Ava (Louisa Krause), une jeune femme qui, au début du film, est exorcisée après avoir été possédée pendant un mois. Elle ne souhaite qu'une chose: reprendre sa vie en main et mener une existence normale. Hélas, ce n'est pas si facile que ça: ses parents aimeraient qu'elle se fasse soigner dans un hôpital psychiatrique, son copain ne veut plus la voir, son travail devient vite un souvenir lointain. De plus, pour éviter d'aller en prison (elle n'a pas toujours respecté la loi lorsqu'elle était contrôlée par le démon), elle doit participer aux réunions d'un groupe nommé Possédés Anonymes (!)...

Galland reprend les clichés d'un sous-genre qu'on croyait être arrivé à ses limites ultimes et construit un monde passablement vraisemblable, dominé par des gags moyennement réussis et une excellente distribution d'acteurs, dont les vétérans de genre William Sadler (que l'on verra prochainement dans un film sur Ed Wood) et Lou Taylor Pucci (vu il y a deux ans dans le nouveau Evil Dead et également présent dans un autre film sélectionné au NIFFF cette année, Spring). Cette approche décalée du thème de la possession n'est pas une grande révélation (la dernière partie est notamment plutôt plate et prévisible), mais il y a assez de matériel solide pour passer une bonne heure et demie si on est amateurs du genre. 

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