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San Andreas

 
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Allez, on détruit encore une fois le monde! Oh, joie... Mais, attendez, vous avez bien dit que Dwayne Johnson joue le rôle principal? D'accord, peut-être que... Enfin, non. Même le talentueux Johnson, capable de sauver des franchises mourantes ou presque comme G.I. Joe (dont un troisème volet est prévu) ou Fast & Furious (qui devrait arriver jusqu'au dixième èpisode), ne peut rien contre un scénario qui, même dans un genre plutôt prévisible, est beaucoup trop téléphoné, ainsi qu'une technologie 3D qui ne sert strictement à rien, si l'on exclut rendre les images plus sombres.

Fans de jeux vidéos, vous pouvez rester tranquilles: San Andreas n'est pas une mauvaise adaptation du chapitre du même nom de la série Grand Theft Auto. C'est juste un mauvais film-catastrophe, une version plus petite de l'apocalypse telle que l'avait imaginée Roland Emmerich dans 2012. La structure est quasiment identique: le monde - bon, la Californie - s'effondre, et certains personnages "importants", dont le sauveur professionnel joué par Johnson, essaient de s'en sortir sans blessures. D'abord en hélico, puis en bagnole, puis en avion, puis en bateau. Et pendant tout cela, un scientifique (Paul Giamatti) annonce un désastre à niveau global. Sauf que ça, on ne le voit pas du tout. Emmerich a déjà fait tout ce qui était possible avec cette prémisse-là.

Il ne nous reste donc que de voir Johnson essayer de se débrouiller pendant presque deux heures - bon, au moins c'est pas trop long - alors que son charme et sa famille risquent de se noyer à plusieurs reprises. Il est la seule bonne raison pour voir ce film méchanique, sans humour ni âme, qui contient aussi, dans le générique de fin, des informations utiles pour survivre aux tremblements de terre. Ce n'est pas inintéressant comme outil, mais pourquoi mettre ça à un edroit qui échappera à la plupart des spectateurs? Ben oui, même après sept ans de films de super-héros où il y a toujours quelque chose à la toute fin du générique, beaucoup de spectateurs gardent l'habitude de sortir de la salle dès que les premiers noms commencent à apparaître, blanc sur noir. Et dans ce cas spécifique, il n'est pas si étonnant que ça s'ils voudront partir le plus rapidement possible...

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