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À la poursuite de demain

 
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Il était une fois Walt Disney, cet homme très ambitieux et optimiste qui, en concevant ce qui devint Disneyland (la version américaine, en tout cas), imagina une section consacrée à ce qui, pour lui, était l'avenir destiné aux nouvelles générations. Voici la genèse de Tomorrowland, un monde bourré d'imagination et de merveilles (pour ce qui concerne Disneyland Paris, il existe une zone similaire, appelée Discoveryland). Et c'est à partir de cette vision d'un monde meilleur que Brad Bird, le réalisateur de Ratatouille et du quatrième volet de Mission: Impossible, a conçu son nouveau long métrage, une oeuvre très personnelle qui l'aurait même encouragé, dit-on, à dire "non" au septième Star Wars, qui sortira dans sept mois.

Tomorrowland, c'est le monde découvert par le jeune Frank Walker quand il a onze ans et imagine pouvoir changer la vie des gens. Quelques décénnies plus tard, c'est la rebelle Casey Newton (Britt Robertson) qui, en refusant d'accepter l'idée que notre planète serait fichue, s'avère être la candidate idéale pour accéder à cet univers fantastique. Hélas, l'optimisme de 1964 a plus ou moins disparu, et il a emporté avec lui toutes les portes. La seule solution, c'est de contacter Frank (George Clooney), mais lui aussi a perdu l'enthousiasme d'antan. La détermination de Casey pourra-t-elle vaincre le cynisme de l'ancien inventeur?

Comme plusieurs cinéastes de sa génération, Brad Bird a grandi avec les films de Spielberg et Lucas: des oeuvres populaires où l'innocence, la merveille et l'aventure étaient les ingrédients principaux. C'est cette formule qu'il veut recréer, avec des hommages sincères aux deux grands hommes, ainsi qu'à l'héritage de Walt Disney. Un choix risqué mais intrigant, et le résultat est un film qui célèbre la créativité: A la poursuite de demain est, avant tout, le moyen idéal pour Bird de verser sur la toile cinématographique toute son imagination, en nous livrant des images classiques mais néanmoins époustouflantes, et cela sans l'ajout de la 3D. Certes, certains passages du scénario auraient pu bénéficier d'un peu moins de sucre, mais le spectacle reste très divertissant et surprenant jusqu'à la dernière séquence.

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