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Avengers : L'Ère d'Ultron

 
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Joss Whedon serait-il capable de refaire le miracle qui avait été le premier volet de The Avengers? Alors qu'il n'était pas évident, même pour un cinéaste qui est connu pour ses histoires avec plusieurs personnages principaux, d'obtenir un bon résultat avec un groupe dont les membres sont essentiellement incompatibles à plusieurs niveaux, le sixième film produit par Marvel Studios fut un phénomène colossal, apprécié par la critique et adulé par le public: à l'heure actuelle, si on ne tient pas compte de l'inflation, il reste le troisième plus grand succès au box office mondial, dépassé seulement par Titanic et Avatar. The Avengers fut donc une excellente surprise, et à ce niveau-là le deuxième volet, Age of Ultron, ne fait que confirmer ce dont Whedon est capable. Mais quelle confirmation!

Porquoi les Avengers sont-ils réunis à nouveau? Parce que suite à la chute de S.H.I.E.L.D. dans Captain America: The Winter Soldier, Steve Rogers (Chris Evans) a demandé à ses anciens collègues de l'assister dans la capture de Strucker (Thomas Kretschmann), un agent HYDRA qui s'est emparé du sceptre de Loki. La mission ayant été complétée, Tony Stark (Robert Downey Jr.) analyse le sceptre et y trouve l'élément-clé pour compléter un projet dont il rêve depuis quelques années: une intelligence artificielle capable de protéger le monde entier, ce qui rendrait les Avengers obsolètes. Sauf qu'Ultron (James Spader), le système en question, arrive à une conclusion très glauque: le meilleur moyen de sauver l'humanité, c'est de s'en débarrasser...

Alors que Whedon avait initialement affirmé vouloir tourner un film plus "petit" par rapport au premier volet, Age of Ultron est en effet plus grand que son prédécesseur, même sans menace extraterrestre: New York, la Corée, l'Italie, l'Afrique du Sud et l'Agleterre ont tous servi comme lieu de tournage pour un blockbuster qui fait le tour du monde, sans pour autant oublier l'importance de chaque personnage. Il y a trois ans, certains dirent que The Avengers n'était au'un troisième volet inofficiel des aventures d'Iron Man. Difficile de dire la même chose maintenant, puisque chaque membre de l'équipe a droit à ses moments de gloire. En fait, on pourrait même dire que ce sont les héros qui n'ont pas leurs propres films - Hawkeye (Jeremy Renner), Black Widow (Scarlett Johansson) et Hulk (Mark Ruffalo) qui ont le plus d'importance. Quant aux nouveaux arrivés, Ultron ne déçoit pas, grâce au style de Spader, rassurant et sinistre en même temps. Et si la deuxième version qu'on voit à l'écran de Quicksilver (Aaron Taylor-Johnson) est moins cool au niveau visuel par rapport à celle de X-Men: Days of Future Past, il compense avec un sacré caractère. Scarlet Witch (Elizabeth Olsen) et Vision (Paul Bettany) sont eux aussi de réussites.

Age of Ultron est drôle, tragique, épique, jouissif. Bref, un triomphe. Et même s'il s'agit du onzième long métrage de la franchise Marvel, il fonctionne parfaitement comme unité indépendante. On sait déjà qu'il y aura d'autres films avec ces personnages, du moins jusqu'au printemps 2019, mais on sort de la salle, après avoir vu ce chapitre, ayant vécu une expérience complète, sans penser qu'il sera nécessaire de revenir pour d'autres histoires afin de tout comprendre dans cet univers toujours plus large. On reviendra de toute façon, mais ça, c'est un autre discours...

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