Critique

Fast and Furious 7

 
Critique par |

Il est difficile d'entrer dans la salle pour voir ce film sans se poser la question: si Paul Walker, héros de Fast and Furious aux côtés de Vin Diesel dès le premier volet, sorti en 2001, était encore parmi nous, aurions-nous droit à un produit différent? Ce septième épisode était encore en train d'être tourné lorsque le comédien est décédé dans des circonstances tragiques, forçant l'équipe à recourir à des astuces, y compris l'usage des frères de Walker, pour compléter le film et dire adieu, d'une manière ou l'autre, au personnage de Brian O'Connor.

Or, disons-le tout de suite: oui, on nous dit clairement que, si la série continue, Brian ne sera plus de la partie. Mais la manière dont on arrive à cet adieu touchant et respectueux est tellement bien conçue et réalisée que, si on ne connaissait pas le contexte productif, on pourrait bien imaginer que ça faisait partie du scénario dès le départ. Car comme dans les deux volets précédents, ceux qui ont donné à Fast and Furious une véritable dignité dans le domaine de l'action moderne, la famille joue un rôle important. En l'occurrence, c'est celle de Dominic Toretto (Diesel) qui se voit menacée: Deckard Shaw (Jason Statham), le grand frère du méchant du sixième chapitre, veut sa vengeance, et ne s'arrêtera pas avant avoir tué tous les membres de l'équipe.

Voilà donc une nouvelle série d'aventures qui font le tour du monde et ignorent avec une vraie joie les lois de la physique: lorsque nos héros doivent quitter rapidement un gratte-ciel à Abu Dhabi, pendant une mission qui aurait sa place dans une certaine franchise avec Tom Cruise, Brian rappelle à Dom que les bagnoles ne peuvent pas voler. Un clin d'oeil au principe scénaristique qui a fait le succès de la série: oui, c'est ridicule, mais on assume. Ce septième volet, réalisé par James Wan (le créateur de Saw) est plus ambitieux et en même temps plus personnel.

C'est aussi, et surtout, le premier épisode avec un méchant digne de ce nom. Inévitable, puisqu'il est joué par Jason Statham qui, déjà dans la scène inaugurale, arrive à faire oublier toutes les non-entités qui étaient à l'affiche dans les films précédents. Quand même Dwayne "The Rock" Johnson, toujours l'élément le plus drôle de cette série, se retrouve à l'hôpital après avoir rencontré ce nouvel adversaire, on comprend que c'est du sérieux. La présence de Statham augmente ainsi la tension et rend plus mérité l'épilogue, une sorte de rideau qui tombe sur celle qu'on pourrait appeler la première phase de Fast and Furious. Car la franchise sera très probablement de retour, mais avec une formule différente, vraisemblablement. Et sans Paul Walker, l'homme auquel Diesel rend hommage avec la dernière réplique du film, un adieu à Brian et à l'acteur: "Tu seras toujours mon frère."

En savoir plus sur Max Borg

CONCOURS 4 X 2 invitations à gagner pour "Visages d'enfants" au City-Club à Pully

Participer