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Whiplash

 
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Applaudi au Sundance, à Cannes, au Zurich Film Festival et au Ciné-Festival de Malley, Whiplash est un grand exemple de la détermination et de la vitalité de certains jeunes cinéastes américains. Il faudrait noter le nom du réalisateur, Damien Chazelle: si son prochain film maintient les promesses de celui-ci, ce sera une expérience passionnante.

Dans le contexte du film, Whiplash ("coup de fouet") est, avant tout, le nom d'un morceau de jazz plutôt difficile à jouer. Du moins, c'est le cas si on fait partie de l'orchestre du professeur Fletcher (J.K. Simmons), l'enseignant le plus admiré et sévère d'un conservatoire prestigieux. Le jeune Andrew (Miles Teller), batteur ambitieux, se retrouve dans ce groupe et se voit prêt à tout sacrifier pour satisfaire les exigences presque cruelles de Fletcher. Jusqu'où ira-t-il?

Chazelle a tourné le film en 19 jours seulement, et cela est quasiment visible dans le rythme implacable du montage, de la musique, des dialogues. Cette histoire d'un jeune prodige acquiert un statut spécial grâce au duel d'acteurs entre Teller, la jeune promesse, et Simmons, le vétéran qui arrive, finalement, à un niveau où les gens arriveront peut-être à l'identifier d'une manière autre que «c'est le mec qui a joué un petit rôle dans ça, ça et ça». La douleur, la colère et la détermination qu'on voit dans leurs yeux passent à travers l'écran et frappent le spectateur. C'est brutal et jouissif, un éclat de vitalité comme on en voit rarement chez les jeunes cinéastes, plutôt ancrés dans le contemplatif. A voir absolument, qu'on soit fans de jazz ou pas.

 

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