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Paddington

 
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L'ours Paddington est une vedette en Angleterre et il a enfin droit à son long métrage, et le moins que l'on puisse dire c'est que Paul King et son équipe réussissent parfaitement le pari de lui donner vie sur grand écran. Après un prologue hilarant qui lorgne délicieusement du côté des Tarzan avec Johnny Weissmuller, on suit un ourson doté de la parole fraîchement débarqué à Londres. Il est rapidement adopté par une famille sous le charme qui lui offre un gîte et essaie de se faire à sa nouvelle vie de citadin.

Le film enchaîne alors les aventures les plus rocambolesques avec un rythme soutenu et un humour toujours présent et approprié à chaque situation. Nommé Paddignton par ses hôtes car ils l'ont récupéré dans la gare londonienne du même nom, le héros poilu fait tous les efforts qu'il peut pour s'acclimater, mais il souffre d'une maladresse hors norme et se fait vite remarquer par une taxidermiste obsédée qui n'aura de cesse de vouloir l'empailler. Cette méchante haute en couleur est incarnée par une Nicole Kidman jouissive, affublée de costumes tous plus improbables les uns que les autres et jouant à merveille de son charme vénéneux.

En plus d'une très belle animation dédiée à son personnage principale, Paddington regorge de trouvailles visuelles magnifiques, comme cette maquette de train qui devient le décor d'un flashback dans une vieille boutique du centre-ville. Paul King s'efforce astucieusement d'entraîner le spectateur dans les pérégrinations de Paddington, en lui faisant vivre un moment joyeusement iconoclaste, loin de toute mièvrerie et prétention ampoulée.

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