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Hunger Games - La Révolte: partie 1

 
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La fin? Oui. Enfin, presque. Car la franchise Hunger Games s'inscrit aussi dans la logique du chapitre final divisé en deux parties. Donc, pour connaître le véritable épilogue de l'histoire de Katniss Everdeen il faudra attendre le mois de novembre 2015. Mais attention, car dans ce cas il ne s'agit pas strictement d'une stratégie commerciale, comme ce fut le cas pour les derniers volets de Twilight: Suzanne Collins, l'auteure du Hunger Games littéraire, a participé à la rédaction du scénario des deux derniers films, dans le but de transposer son univers à l'écran de façon à la fois très fidèle et plus approfondie.

On avait quitté Katniss (Jennifer Lawrence) au moment où elle apprenait qu'un révolte est en train d'être organisée contre le Capitole, la dictature qui contrôle le destin de Panem, la version post-apocalyptique des USA. Recrutée par Plutarch Heavensbee (Philip Seymour Hoffman, décédé pendant le tournage du volet suivant) et Alma Coin (Julianne Moore), la jeune femme devient le symbole de la rébellion, mais le Président Snow (Donald Sutherland) n'est pas moins doué en ce qui concerne la propagande: sa nouvelle arme est Peeta Mellark (Josh Hutcherson), que tout le monde croit toujours être le petit ami de Katniss. Mais est-ce qu'il est un complice de Snow, ou plutôt son prisonnier?

Francis Lawrence, réalisateur du chapitre précédent, a été engagé pour clôre l'histoire de Katniss et du destin de Panem, et il le fait en choisissant une approche qui rappelle celle de David Yates pour le(s) dernier(s) Harry Potter: pour la plupart des scènes de combat, il faudra attendre, car pour l'instant c'est la parole qui a le dessus. Cette première partie de Hunger Games - La Révolte se concentre sur la politique et sa capacité de manipuler, en montrant clairement, mais sans glisser dans la satire prétentieuse, que tout discours ou message des politiciens est un produit d'écriture et mise en scène. Le cinéaste se permet aussi une refléxion amusante sur la machine cinéma elle-même, en l'occurrence son utilité dans un contexte de propagande. Le discours est intelligent, mais jamais intellectuel, car Francis Lawrence n'oublie pas qu'il doit signer un film capable de séduire les masses, avec le bon équilibre entre émotion, pensée et adrénaline.

Jennifer Lawrence reste le coeur de la série et ne déçoit pas, et les nouvelles recrues, notamment Julianne Moore et Natalie Dormer, sont également à la hauteur du niveau de jeu établi dans les chapitres précédents. Le générique de fin commence, bien entendu, avec un texte consacré à Philip Seymour Hoffman, qui nous rappelle encore une fois, à travers sa dernière prestation, hélas incomplète, à quel point le cinéma américain sera moins riche à partir de l'année prochaine. 

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