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Dracula Untold

 
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Le prince des vampires est de retour, après différentes mauvaises expériences à l'écran ces dernières années, notamment dans le très mauvais Dracula 3D de Dario Argento et la décevante série télévisée avec Jonathan Rhys-Meyers dans le rôle du comte assoiffé de sang. Cette fois, c'est Universal qui est derrière l'opération, juste au moment où ils viennent d'annoncer l'intention de construire un univers plus large, selon le modèle des films Marvel, avec leurs monstres cinématographiques (Wolfman, Frankenstein, La Momie et autres). Il est donc envisageable que Dracula Untold puisse être, en cas de succès, le premier chapitre d'une nouvelle franchise.

Comme l'indique le titre, il s'agirait des aspects les plus méconnus de la vie de Dracula. En l'occurrence, en s'inpirant du personnage réel qui donna son nom au vampire, le film raconte la vie de Vlad l'Empaleur (Luke Evans), prince transylvain qui essaye de défendre son pays de l'invasion des Turcs, et celà à tout prix. Quand le prince turc (Dominic Cooper) exige que les enfants de la région lui soient donnés pour qu'il en fasse des guerriers, comme son père l'avait fait dans le passé, Vlad est désespéré. Il demande alors l'aide d'une créature mystérieuse (Charles Dance) qui hante la Transylvanie depuis des siècles. Et voilà que la légende de Dracula, fils du diable, peut commencer...

Le cinéaste débutant Gary Shore s'inspire ouvertement du traitement que Christopher Nolan avait réservé pour Batman, au niveau de l'imagerie et, d'une certaine manière, de l'introspection. Bien entendu, Shore n'est pas Nolan, et l'opération ne peut s'empêcher de céder à certaines logiques de blockbuster moyen, notamment la caractérisation très banale des méchants. Et pourtant, le film s'avère être plutôt réussi comme divertissement pur, surtout grâce à un bon usage des effets spéciaux et un casting impeccable. Tel qu'il est incarné par Luke Evans, Dracula est un personnage noble et tragique, mais aussi, quand il le faut, un vrai monstre. Le bon mélange pour une version du vampire qu'on a bien envie de revoir. De plus, Sarah Gadon, dans le rôle de l'épouse de Vlad, est très touchante, tandis que Charles Dance s'amuse à être menaçant même quand il ne prononce qu'une seule syllabe d'un mot.

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