Critique

Tu veux ou tu veux pas

 
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La rencontre entre une Sophie Marceau nymphomane et un Patrick Bruel accro au sexe était pourtant prometteuse. Malheureusement, le titre de la nouvelle comédie de Tonie Marshall résume trop bien une histoire très simple et sans surprise. On en attendait plus de la réalisatrice de Vénus Beauté, qui ne sait comment se dépêtrer d’une histoire qui tourne en boucle et finit par ennuyer.
Judith fantasme sur tous les hommes qu’elle croise et n’a pas le moindre scrupule à passer à l’attaque à la moindre occasion intéressante. Lambert, ancien pilote de ligne, s’est reconverti comme conseiller conjugal, son précédent travail étant propice à trop de tentations charnelles. Car Lambert est aussi accro au sexe. Enfin, l’était: dans son désir de s’en sortir, celui-ci s'en remet à l’abstinence. Sa nouvelle carrière de conseiller et son "ange gardien" des sex addicts anonymes sont des garde-fous qui l’empêchent de replonger. Ces deux personnages-là étaient donc faits pour se rencontrer! 
Il faut reconnaître que le tandem Sophie Marceau - Patrick Bruel fonctionne bien par moments, leurs talents d’acteurs pimentant les scènes d’«affrontement» pour notre plus grand plaisir. L’actrice de La Boum est magnifique et pétillante et Patrick Bruel charmant et maladroit. Son attitude atypique du début de leur rencontre, Lambert ne sachant comment se comporter face à une telle furie, a l’effet escompté: on rit de bon coeur. Mais les dialogues ne sont pas à la hauteur et on regrette que les situations dans lesquelles se retrouvent les deux collègues soient si prévisibles. Un joli duo, certes, mais au cinéma cela ne suffit pas…

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