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Les Gardiens de la Galaxie

 
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Désormais, il n'y a plus rien que Marvel Studios ne peut pas faire. Depuis le lancement de leur univers cinématographique avec Iron Man en 2008, ils ont toujours su vaincre les défis, comme l'a prouvé le succès de The Avengers il y a deux ans. Aujourd'hui, avec Guardians of the Galaxy, ils arrivent à faire un film réussi et populaire à partir d'une source que même les lecteurs de comic books connaissaient à peine. Alors ça, c'est quand même impressionnant, il faut le dire!

Contrairement aux autres films Marvel, Guardians of the Galaxy se déroule presque entièrement dans des mondes inconnus. De plus, les "gardiens" sont pas vraiment des héros, du moins pas lorsqu'ils se recontrent pour la première fois: Peter Quill, alias Star-Lord (Chris Pratt), un humain enlevé par les Ravagers quand il était petit, gagne sa vie en volant des objets mystérieux; Gamora (Zoe Saldana), a été élevée par Thanos (Josh Brolin), le Titan fou, pour devenir une machine à tuer; Drax le Destructeur (Dave Bautista), en veut à Thanos et son acolyte Ronan (Lee Pace) pour la mort de sa femme et son enfant; Rocket (voix de Bradley Cooper en VO), une créature qui ressemble à un raton laveur, est un chasseur de primes accompagné par Groot (voix de Vin Diesel en français aussi bien qu'en anglais), un arbre vivant dont le vocabulaire se limite à la phrase: "Je m'appelle Groot" (seul Rocket comprend ce qu'il veut dire chaque fois).  Lorsque la planète Xandar risque d'être détruite, ces cinq criminels décident de travailler ensemble, mais ce ne sera pas facile...

On peut bien imaginer le scepticisme du public face à un produit pareil: un raton laveur qui tire sur les gens? Un arbre qui parle? "Quelle bande de cons", comme dit un flic intergalactique incarné par le comédien anglais Peter Serafinowicz. Heureusement, Marvel a trouvé l'homme juste pour cette histoire: ancien disciple de Lloyd Kaufman et vétéran des productions Troma, James Gunn, habitué à des petits budgets, arrive à injecter son cocktail de folie visuelle et humour risqué dans une production qui a coûté 170 millions de dollars. Certes, ça reste un film de super-héros, mais il sera difficile d'entendre des répliques comme "Je ne céderai pas à ta magie pelvique!" dans un film de Superman ou Spider-Man. S'inspirant de Star Wars et Indiana Jones, Gunn signe un film d'aventure drôle et passionnant, même touchant à certains endroits, ce qui pourrait paraître étrange vu le matériel qu'ils lui ont donné.

En ouvrant les portes à une nouvelle dimension de l'univers Marvel, Guardians of the Galaxy est un chapitre fondamental dans la série inaugurée par Iron Man, mais il fonctionne aussi parfaitement sans aucune connaissance préalable des Avengers et de leur monde. D'ailleurs, lorsqu'on voit Benicio Del Toro qui ressemble à Liberace ou Glenn Close dans le rôle de Nova Prime, chef de la police galactique, on ne peut vraiment pas dire que c'est du déjà vu, et on se réjouit d'ores et déjà de découvrir une nouvelle aventure des Gardiens, annoncée au début du générique de fin. Et la scène bonus, tradition incontournable de ces films? C'est la chose la plus folle et hilarante jamais conçue pour un film Marvel. Et on parle quand même d'un film où les deux personnages les plus réussis sont un arbre et un rôdeur pas très poli.

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