Critique

Nos pires voisins

 
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Zac Efron n'est plus le même. Désirant briser son image de beau gosse lancé par Disney, il accepte désormais des rôles très différents, dans des films destinés à un public plus averti. Des fois, c'est dans des films soi-disant sérieux comme The Paperboy, des fois, comme cet été, c'est dans une comédie comme Neighbors.

Efron joue Teddy Sanders, le président d'une fraternité universitaire qui s'installe dans une nouvelle maison dans un quartier plutôt tranquille. Évidemment, leurs activités nocturnes dérangent assez les voisins, notamment Mac Radner (Seth Rogen) et son épouse Kelly (Rose Byrne), qui ont déjà des nuits sans sommeil à cause de leur petite fille Stella. Lorsque Mac appelle la police pour interrompre une fête particulièrement bruyante, Teddy et ses potes décident de se venger. Que la guerre commence...

Tout comme Efron, Seth Rogen aussi est en train d'évoluer à l'écran. On l'a connu comme un fainéant sympathique dans les films de Judd Apatow; là, tout d'un coup, il tient le rôle d'un homme marié, adulte et responsable, père d'une petite fille. Cela dit, il ne renonce pas à son humour pas très subtil, ce qui fait la force de ce film: sexe, drogues, airbags déplacés, tout est permis dans cette bataille entre hommes et comédiens, qui fonctionnent vraiment bien ensemble. Il faut aussi mentionner Rose Byrne, très douée dans les rôles comiques et, chose encore plus impressionnante, un vrai membre du groupe, sans jamais glisser dans des fonctions stéréotypées pour femmes dans les films "pour les mecs". Et pourtant, même si on s'amuse bien, on constate que la formule d'Apatow, utilisée par le metteur en scène Nicholas Stoller, s'avère avoir quelques failles: puisque les dialogues sont, pour la plupart, improvisés, on a l'impression de voir une série de sketches, dont certains sont moins efficaces. La prochaine fois, il vaudrait mieux avoir un vrai scénario, histoire d'obtenir un produit qui aille au-delà des simples gags, aussi drôles qu'ils soient.

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