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Transformers 4 : L'âge de L'extinction

 
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Allez, ça recommence! Pourtant, Michael Bay l'avait bien dit, il y a trois ans, à l'occasion de la sortie du troisième volet de Transformers: pour moi, c'est fini. Bon, c'était la même chose après le deuxième chapitre, sorti en 2009, et on imagine que c'est difficile de refuser quand le studio vous offre en échange la possibilité de réaliser le projet dont vous rêvez depuis longtemps, en l'occurrence Pain & Gain. D'accord, un quatrième Transformers, avec toutes ses explosions, bagarres entre robots et failles au niveau du scénario, c'est loin du concept du "petit prix à payer". Mais peut-être que Bay a appris quelque chose entretemps et essaie vraiment d'améliorer cette franchise très lucrative sur le plan financier, mais pas toujours réussie au niveau artistique.

Tout d'abord, Shia LaBoeuf n'est plus. Abandonné sur son parcours d'autodestruction professionnelle, le jeune comédien a été remplacé par Mark Wahlberg, qui incarne Cade Yeager, un inventeur sans argent qui vit au milieu du Texas, trois ans après la bataille de Chicago. A la place de Megan Fox et Rosie Huntington-Whiteley il y a Nicola Peltz, qui joue la fille de Cade. Et il n'y a plus d'agents secrets paranoïaques ou de soldats: ils ont laissé leur place à Harold Attinger (Kelsey Grammer), un ancien agent CIA sans scrupules qui, avec l'aide de Joshua Joyce (Stanley Tucci), veut créer sa propre armée de Transformers.

Sauf que, cette armée n'est pas sans défauts, et la présence d'un chasseur de primes venu de l'espace, un robot nommé Lockdown (voix de Mark Ryan en VO), est une nouvelle source de danger pour le monde entier. Seulement Cade pourra convaincre Optimus Prime (Peter Cullen) et les autres Autobots (avec les voix de John Goodman et Ken Watanabe, entre autres) que les humains sont toujours dignes d'être sauvés...

Ce qui est plutôt admirable, c'est que Bay et le scénariste Ehren Kruger essayent vraiment de modifier la formule de la franchise, avec des résultats intéressants: la nouvelle mythologie des Transformers, avec des "créateurs" qui auraient visité la Terre il y a des millions d'années, des robots dinosaures (les Dinobots) et le mystérieux Lockdown, propose plusieurs éléments prometteurs pour les épisodes suivants. Globalement, l'humour est aussi beaucoup plus supportable, et on ne peut pas s'empêcher de sourire lorsque le propriétaire d'un ancien cinéma se plaint des films qui sortent aujourd'hui: que des suites et des reboots, dit-il. Un clin d'oeil bien sympa, sorte de mea culpa ironique de la part du cinéaste.

Que du bien, du coup? Hélas, non: aussi efficaces que soient les scènes de baston et carnage, elles ne peuvent pas compenser d'autres moments qui sont inutilement longs, ce qui fait que le film dure 165 minutes sans une vraie raison. De plus, l'écriture des personnages féminins reste toujours au niveau "fantasme d'adolescent", et le grand retour de Frank Welker, doubleur historique de plusieurs Decepticons en anglais depuis 1984, est beaucoup trop court, ce qui est plutôt ironique. Peut-être que le prochain volet...

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