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The Amazing Spider-Man : Le destin d'un héros

 
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POUR

Fan de la trilogie de Sam Raimi, il a fallu à votre serviteur trois visions du premier Spider-Man de Marc Webb pour plainement l'apprécier et se dire que, oui c'est bien, vivement la suite.

Et la voilà, enfin. Amazing Spider-Man 2 est maintenant dans les salles obscures et déchaîne les passions.

Attendu au tournant par les fans, Marc Webb ne devait pas faillir à l'attente et offrir une suite plus originale que le premier opus qui contait à nouveau les origines de l'homme araignée. Mis à part les râleurs fans de Raimi et les fans de la BD, ce fut là ça seule grosse mauvaise critique en son temps. 
Le réalisateur signe donc un film avec une intrigue relativement bien tissée qui sent bon la préparation de diverses suites et spin-off.

Ce pure produit commercial n'est de loin pas un chef d'oeuvre mais il remplit allègrement son contrat de cinema de divertissement pour les fans et les ados, tout en étant un peu longuet.

Les scènes d'actions sont menées rondement, les plongeons du tisseur au milieu des grattes-ciels de New York sont bluffants de vérité, vertigineux et ses mouvements et déplacements sont rapides, moins balourds. Au passage, surveillez bien la forme d'un quartier vu du ciel. Il a un peu beaucoup la forme d'un certain logo qui ressemble à un A connu !

La où le bas blesse, ce sont les longues scènes de relations entre Peter et Gwen. On se surprendrait presque à tomber les paupières.  Mais quand on connait le final, que l'on ne peut pas révéler sous peine de spolier, on comprend un peu mieux. Même si on a un sentiment de bâclé et de non profondeur, tout de même,  le réalisateur est nettement plus à l'aise avec le suspens et l'action qu'avec l'eau de rose.

Venons-en aux méchants.  Très vite, dans le premier opus, on comprend que les déboires du "monte en l'air" proviennent essentiellement de la compagnie de Norman Orborn, OSCORP.

Cet épisode confirmant la règle, lâche trois super-méchants et nous offre quelques appartions tout aussi excitantes au détour d'une scène relativement rapide, il ne faudra pas trop cligner des yeux dans la visite des labos d'OSCORP.

Si l'apparition du Rhino est légère et la venue du Bouffon Vert cruciale pour l'histoire, le vrai méchant c'est Electro.
Et Jamie Foxx prend son rôle très au sérieux. Que cela soit autant sous sa forme d'électricien benêt au départ que dans sa mouture finale il provoque des frissons sur les bras tout de même.

Au final, on se retrouve avec un film qui tient la route, qui remplit son contrat d'amusement mais qui dure trente minutes de trop. Par contre, il est loin du ratage annoncé par certains critiques.

Ce qui nous amène gentiment à Amazing Spider-Man 3 dont la date de sortie est déjà arrêtée en 2016 et on s'en réjouit.

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