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Le vent se lève

 
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«Le vent se lève, il faut tenter de vivre.» C'est ce vers de Paul Valéry qui donne son titre au dernier opus du maître nippon du film d'animation, Hayao Miyazaki et lui sert de socle à son scénario qui raconte sur plusieurs décennies le parcours d’un personnage inspiré à la fois de la vie de Jiro Horikoshi, l’inventeur du chasseur bombardier Zero, et de celle de Tatsuo Hori, un auteur japonais du début du XXe siècle.

Après dix films, dont neuf peuvent se targuer d’être des œuvres majeures du cinéma d’animation, Hayao Miyazaki réalise avec Le Vent se lève le long métrage censé être son dernier film en tant que réalisateur. Un film testament pour le maître qui a suscité émoi et stupeur à la dernière Mostra de Venise, en août 2013, en annonçant sa retraite, à 72 ans. Il est vrai que le réalisateur a déjà fait de telles annonces mais cette fois-ci, il semblerait passer à l'acte, ayant même renoncé à faire le voyage pour assister à la première mondiale de son film dans la Cité des Doges, s'estimant trop âgé.

Avec ce qui s'apparente à son ultime chef d’œuvre, Miyazali délaisse la fantaisie qui aura façonné toute sa carrière pour réaliser un film plus personnel, élaborant une histoire d'amour onirique et complexe avec, pour toile de fond, le rêve d'Icare et la soif de puissance.

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