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The Immigrant

 
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En cinq films irréprochables, James Gray est à la tête d'une des plus belles cinématographies, composée de drames lumineux. Comme il accorde une place prépondérante à la famille sans ne jamais en faire un cheval de bataille revendicateur, il en est aussi question dans ce magnifique long métrage. Il s'intéresse aux liens familiaux et aux rapports entres ses personnages qui sont toujours écrits de la manière la plus intelligente qu'il soit. Avec The Immigrant, il se focalise sur une situation qui peut interpeller chacun d'entre nous: jusqu'où est-on capable d'aller pour obtenir ce que l'on veut ou plus précisément ce que l'on aimerait avoir?

Il le fait au travers de Ewa Cybulski, magistralement interprété par l'actrice que d'aucun aime à trainer dans la boue parce qu'elle s'est vautrée dans les films de son mari et deux blockbusters sans vraiment d'âme, Marion Cotillard. Elle prouve ici, et avec un art particulièrement aiguisé, que c'est l'une des plus grandes quand elle doit défendre de bons personnages et quand elle est bien dirigée. Ici elle trouve l'écrin à son indéniable talent. Elle est régulièrement bouleversante dans le rôle de cette jeune immigrée polonaise qui débarque à New-York en 1920. En plus, elle donne la réplique à l'immense Joaquin Phoenix qui fait une nouvelle fois des merveilles. Jeremy Renner quand à lui à la délicatesse de s'effacer devant eux, comme ce magicien éthéré qu'il incarne.

James Gray fait incontestablement partie des meilleurs cinéastes américains en activité et sa dernière livraison laisse une nouvelle fois béat d'admiration.

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