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Rêves d'or

 
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Le premier long-métrage du mexicain Diego Quemada-Diez retrace le parcours de migrants sud américains partis chercher un avenir meilleur aux Etats-Unis. Juan, Chauk et Sara sont les trois adolescents incarnant ce rêve d'or; embarqués de train en train, c'est avec une incroyable détermination qu'ils tentent de franchir la frontière qui les sépare d'une nouvelle vie.

Le réalisateur réussit à nous entraîner dans la spirale d'espoirs et de désillusions que traversent ces trois jeunes issus des quartiers pauvres du Guatemala. Il y a tout d'abord Chauk, l'indien qui ne parle pas un mot d'espagnol, qui s'invite dans le périple initié par Juan et Sara. Son arrivée créera quelques tensions, une atmosphère de discorde bien pensée par Diego Quemada-Diez qui décide ainsi de relater tout autant le parcours dangereux des migrants clandestins que les inquiétudes adolescentes de ses personnages. Puis il y a surtout les obstacles qui se multiplient et les dangers qui s'intensifient à mesure que le trio se rapproche des limites mexicaines. Les mauvaises rencontres vont laisser de lourdes cicatrices; ainsi, les étapes du parcours nous sont détaillées avec une froideur terrifiante, faisant de ce film empreint d'un réalisme cru, une épopée toujours au seuil du récit documentaire. La fin assez pesante véhicule d'ailleurs un message bien fataliste, suggéré déjà dans le titre original: un rêve d'espoir balayé par le souffle accablant d'un Eden qui se révèle au final n'être qu'une cage dorée.

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