Critique

Don Jon

 
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POUR
Joseph Gordon-Lewitt signe ici sa première réalisation. S’entourant d’actrices prestigieuses, ce premier métrage est une découverte intéressante. Sans tomber dans le mélodrame et la facilité, l’acteur désormais réalisateur se fait plaisir et cela se ressent.

Bien que déjà retranscrite à l’écran par Steve Mc Queen avec Shame (2011), l’obsession sexuelle vue par Joseph Gordon-Lewitt est montrée sous forme de comédie romantique. L’investissement personnel et physique de l’acteur est ressenti dès sa première apparition. Son personnage de jeune body-buildé obsédé frise le réalisme. A ses côtés, on retrouve une Scarlett Johansson dans un rôle de bimbo sur mesure et une Julianne Moore en étudiante quelque peu hippie. A noter que dans les rôles secondaires, on reconnaîtra Tony Danza (la série à succès Madame est servie) en patriarche.

Joseph Gordon-Lewitt a refusé l’aventure Django Unchained dès que le feu lui a été donné pour sa réalisation. Sans tomber dans les clichés connus, le spectateur est vite pris au jeu dans ces différentes relations. L’alchimie entre les protagonistes est plaisante et la mise en scène dynamique apporte un véritable plus au film.

Si cette première incursion derrière la caméra reste très basique, l’envie et le plaisir de Joseph Gordon-Lewitt font de cette comédie un moment divertissant.

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Don Jon

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