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Thor 2 : Le monde des ténèbres

 
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Six mois après Iron Man 3 de Shane Black, la "Phase 2" de l'univers Marvel cinématographique continue avec le deuxième volet consacré aux aventures de Thor, le dieu nordique transformé, sur grand écran, en super-héros vraisemblablement extraterrestre. Ceux qui n'ont jamais lu les comic books avaient fait sa connaissance il y a deux ans, quand Kenneth Branagh avait délivré un film drôle et spectaculaire capable de mélanger, presque sans fautes, l'âme d'une tragédie de Shakespeare et l'esthétique d'un blockbuster à succès. Pour ce deuxième épisode, c'est Alan Taylor, réalisateur de plusieurs séries TV, notamment Game of Thrones, qui prend la relève.

On avait donc quitté Thor (Chris Hemsworth) au moment où il allait rentrer chez lui après la bataille de New York (voir The Avengers), avec son frère-adversaire Loki (Tom Hiddleston) menotté et prêt pour la justice asgardienne. Le cadet d'Odin (Anthony Hopkins) se voit enfermé dans une cellule, tandis que Thor doit lutter pour retablir la paix dans les Neuf Royaumes, tout en se demandant ce que fait sa dulcinée humaine, Jane Foster (Natalie Portman). Les destins des deux amoureux vont se croiser à nouveau, mais pas dans les meilleures circonstances: un phénomène cosmique rarissime est à l'origine du retour de Malekith (Christopher Eccleston), une créature légendaire qui veut détruire l'univers dans son entier, et seuls Thor et Jane, avec l'aide de Loki, ont la possibilité de le neutraliser...

Comme le dernier Star Trek il y a quelques mois, Thor: The Dark World indique, rien que dans son titre, l'intention d'explorer des territoires plus sombres. Et comme Star Trek, ou même Iron Man 3, le film est effectivement plus dark, mais n'oublie jamais son côté plus strictement divertissant, sans que ce dernier envahisse trop les séquences plus sérieuses, notamment une scène d'enterrement, très touchante, qui évoque à la fois Star Wars et Le Seigneur des Anneaux. Cet équilibre entre fantasy et science-fiction est d'ailleurs présent tout au long du film, en suivant le modèle de Branagh qui, dans le premier volet, citait ouvertement Arthur C. Clarke en disant que toute technologie suffisamment avancée ne peut pas se distinguer de la magie.

S'il faut reprocher quelque chose au film, au-delà de quelque blague mal placée, c'est son intrigue assez basique et le personnage de Malekith qui, malgré le grand talent d'Eccleston, s'avère moins intéressant que Loki, le meilleur méchant de Marvel Studios jusqu'à présent, magnifiquement joué par Hiddleston qui, comme Hemsworth, comprend parfaitement son rôle et le joue sans aucune difficulté. Si on ajoute le monde visuel très riche créé par Taylor et le talent de ce dernier dans la construction des grandes séquences d'action, on n'a pas besoin de se demander pourquoi les spectateurs à la recherche d'un divertissement solide et efficace se laisseraient séduire une deuxième fois par les deux frères asgardiens.

Comme d'habitude, nous rappelons que des scènes bonus sont cachées à différents endroits pendant le générique de fin. Une en particulier proment des développements et des personnages intéressants pour les années qui viendront...

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