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Train de nuit pour Lisbonne

 
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Voilà enfin en salle, après l'accueil mitigé lors de la dernière Berlinale, du nouveau film de Bille August, dont l'interêt principal pour le public suisse, mis à part les acteurs et la source littéraire (Nachtzug nach Lissabon de Pascal Mercier), est vraisemblablement le fait qu'une partie du tournage a eu lieu à Berne. Hélas, pour ce qui concerne l'utilisation de la capitale helvétique, et aussi le film en général, c'est bien un cas de "beaucoup de bruit pour rien".

Mais quel rôle joue donc cette ville? En fait, c'est là que commence l'étrange expérience de Raimund Gregorius (Jeremy Irons), professeur universitaire qui, ayant découvert l'oeuvre de l'écrivain portugais Amadeu do Prado (Jack Huston), décide de partir et se rend à Lisbonne pour avoir plus d'informations sur ce personnage mystérieux qui fit partie de la résistance contre la dictature de Salazar dans les années 60.

En théorie, il y a beaucoup de matériel pour construire un produit intéressant où se croisent l'histoire, la politique, l'art et l'amour. C'est donc dommage qu'August ait signé un film largement sans interêt, dépourvu de rythme et de tension. Même si on choisit d'ignorer certains défauts au niveau de la vraisemblance, comme le fonctionnement des CFF ou encore l'incohérence des accents utilisés par les acteurs qui jouent le même personnage dans le passé et dans le présent (on passe du portugais d'August Diehl au zurichois de Bruno Ganz), le scénario et la mise en scène démeurent trop faibles pour séduire le public pendant deux heures. Il ne reste qu'Irons, toujours crédible dans des rôles académiques, et la jeunesse portugaise incarnée par Huston, Diehl et Mélanie Laurent. Sans oublier Christopher Lee, magnifique même lorsqu'il est presque réduit au rang de figurant.

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