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Gare du Nord

 
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Claire Simon aime partir à la quête de récits; en effet, à travers son travail de documentariste, la cinéaste est constamment à l'affût d'histoires racontées par les individues qu'elle croise. Cette fois-ci, elle est en mode fictif, même si le personnage d'Ismaël, doctorant en sociologie, s'intéresse justement aux histoires des personnes qui gravitent autour de la gare mythique de Paris. À travers son exploration de ce microcosme grouillant au coeur de la Gare du Nord, le jeune homme rencontre Mathilde, avec laquelle va naître une idylle. Il y a aussi Sacha et Joan dont les vies nous sont contées en parallèle et bien sûr, une foule d'individus qui se mélangent et se croisent régulièrement sans réellement se voir.

Cette peinture fictive, présentée en compétition internationale au Festival de Locarno, s'inspire de Géographie humaine, documentaire de la même réalisatrice (et également au programme du festival). Dans celui-ci, Claire Simon et de Simon Mérabet pérégrinent dans le hall de la gare parisienne, à la rencontre du voyageur et à l'écoute des histoires de vie du quidam qui travaille ou qui passe juste un bref instant au travers de ce petit monde à part entière. Une oeuvre ou plutôt un projet qui, pour être compris dans sa globalité, ne devrait peut-être pas être appréhendé l'un sans l'autre. Entre fiction et documentaire, dans l'effervescence de ce lieu de rencontres, la caméra capte ces morceaux de vie en alternance, avec en filigrane une variété de thèmes passionnants. Gare du Nord est un film qui, par son rythme et toute l'humanité qui s'en dégage, méritait amplement sa place en compétition à Locarno.

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