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Vijay and I

 
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Qu'est-ce que vous feriez si vous pouviez être présent à votre enterrement? C'est la question que Sam Garbarski, le réalisateur d'Irina Palm, pose avec son nouveau film, Vijay and I, présenté en première mondiale au Festival de Locarno dans la Piazza Grande.

Vijay, c'est l'alter ego créé par Will (Moritz Bleibtreu), un acteur insatisfait de sa vie, après qu'il est déclaré mort suite à un malentendu. Au lieu de dire la vérité, Will décide, avec l'aide d'un ami indien (Danny Pudi), de se transformer en quelqu'un d'autre, afin de savoir ce que les autres pensent vraiment de lui. Mais ce déguisement tiendra-t-il la route? Et que se passerait-il si sa femme (Patricia Arquette) découvrait la vérité?

L'idée originale, aussi farfelue qu'elle soit, est très sympathique, et ça fait plaisir de voir Bleubtreu, connu pour des rôles très différents de celui-ci, se lancer dans une performance qui demande le genre de transformation et conviction comique qu'on retrouve chez Sacha Baron Cohen ou, allant plus en arrière, Peter Sellers. Hélas, le film en soi finit par decevoir car l'idée, plus pratique pour un court métrage, n'est pas totalement efficace dans un film de 95 minutes, face auquel le spectateur ne peut pas s'empêcher de poser des questions sur la vraisemblance de certaines tournures scénaristiques, en particulier une fin qui frôle le ridicule. En revanche, un film entièrement consacré au personnage de Danny Pudi, un proprietaire de restaurant qui essaye d'apprendre à tous ses employés à jouer les serviteurs indiens, alors ça, ce serait pas mal.

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