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Lone Ranger

 
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Grand échec au box office mondial, The Lone Ranger de Gore Verbinski arrive enfin dans les salles romandes avec l'énième ajout à sa mauvaise réputation qui date du tout début du tournage, suspendu parce que Disney craignait des frais de production trop élevés. Cela a été effectivement le cas, le film ayant couté environ 250 millions de dollars. Une dépense injustifiée selon la presse américaine, même pour le trio Verbinski-Jerry Bruckheimer-Johnny Depp, les hommes à la base du grand succès de la série de films Pirates des Caraïbes.

Changement de genre pour cette nouvelle aventure: The Lone Ranger est un Western qui réinterprète les exploits d'un personnage (joué par Armie Hammer) qui fait partie de la culture populaire américaine depuis les années 30, d'abord à la radio en ensuite à la télévision, dans les bandes dessinées et même au cinéma. D'abord un shérif quelconque, il devient, après son décès apparent, un justicier qui, accompagné par le Peau-Rouge Tonto (Johnny Depp), lutte contre des bandits qui veulent semer la terreur dans un pays en train d'accepter le progrès: l'invention du réseau ferroviaire.

Comédie, action, cascades, explosions, la musique d'Hans Zimmer, Depp qui joue encore une fois un personnage un peu "spécial": que du déjà vu? Oui et non. Le récit, ancré dans la tradition des origines du héros, n'est certes pas original, et la longue durée du film accentue parfois cet aspect. Le divertissement et le spectacle sont pourtant assurés, l'humour est plutôt efficace et le cher Johnny, accusé à plusieurs reprises de profiter un peu trop, au niveau de son jeu d'acteur, du succès de Jack Sparrow, n'est pas si bizarre que ça et cède volontiers la plupart des moments drôles à son partenaire, très à l'aise dans le milieu du blockbuster.

De plus, The Lone Ranger s'avère être une véritable lettre d'amour à son genre cinématographique, ce qui lui donne un charme cinéphilique inattendu. Il y a du John Ford, du Sergio Leone, du Sam Peckinpah et, dès le début, le célèbre Little Big Man d'Arthur Penn. Ce n'est pas le premier chapitre d'une nouvelle franchise miliardaire, mais c'est une bonne distraction estivale.

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