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Paradis : Foi

 
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Deuxième volet de la trilogie d'Ulrich Seidl, Paradis: Foi (Paradies: Glaube) est le seul à avoir obtenu un prix important dans le cadre des festivals où Seidl a présenté ses trois films. En l'occurrence, il s'agit du Prix du Jury de la Mostra de Venise, qui a donc été décerné au chapitre le plus controversé de la trilogie, qui s'avère aussi être le plus faible.

Ayant quitté Theresa lors de son voyage en Afrique, nous rentrons à Vienne pour connaître les expériences de sa soeur Anna Maria (Maria Hofstätter), une chrétienne fanatique qui finit par agacer les voisins avec sa propagande religieuse qui mène jusqu'à l'autopunition. Mais que fera-t-elle au moment où son mari, musulman, rentre à la maison après une longue absence?

Si la structure esthétique reste fidèle à la mentalité froide et rigoureuse de Seidl, le scénario, lui, est moins convaincant, peut-être parce que le fanatisme religieux, traité ici de manière assez banale, n'offre pas de véritables pistes d'exploration inhabiyuelles, comme c'était le cas pour le tourisme sexuel. Si ce deuxième volet ne se présente pas commeun échec total, c'est grâce à Maria Hofstätter, convaincante et courageuse même quand l'histoire ne l'est pas.

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