Critique

The Dyatlov Pass Incident

 
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Renny Harlin est en compétition au Nifff 2013 avec un film dit de" found fortage" de trop. Ce sous-genre né avec l'insipide, prétentieux et très raté The Blair Witch Project, devient le prétexte à faire n'importe quoi, pourvu que le spectateur se retrouve dans une position de voyeur. Ici Harlin tombent dans pas mal de pièges inhérents au genre comme la blonde ambitieuse et hystérique (un peu moins que dans la moyenne, mais tout de même), les deux premières victimes, éliminées comme par hasard au sortir d'une relation sexuelle, et le fourre-tout explicatif qui mélange la télé-portation, les troglodytes et autres éléments peu convaincants dans un final qui se veut surprenant.

Cette enquête devient très vite anecdotique et ce ne sont pas les quelques effets spéciaux assez réussis, comme une avalanche, qui sauvent la chose du naufrage. On est de plain-pied et sans garde-fou dans cette tendance à tout vouloir filmer pour se faire mousser par la suite: ici c'est l'overdose d'images tirées de différentes sortes de supports numériques, qui, comme par miracle, fonctionnent à la perfection malgré les conditions atmosphériques largement en dessous des -20°, même les smartphones.

On était curieux de voir le réalisateur d'anciennes grosses productions américaines comme Die Hard 2, A Long Kiss Goodnight, Cliffhanger ou L'Ile aux pirates aux commandes d'un petit film: la déception n'en est que plus grande, car ce long métrage suit servilement les règles du genre, sans ne jamais essayer de les transcender.

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