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Dark Touch

 
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Les thèmes principaux de Dark Touch de Marina de Van sont l'inceste et les sévices sur enfants. La cinéaste nous montre comment ces derniers perturbent leurs victimes, au travers d'une jeune fille de onze ans, dotée du don de télékinésie. Mieux, ce pouvoir nait chez Niamh pour contrer le mal qu'on lui fait subir, c'est une arme défensive, et radicale. Le risque est que l'enfant devienne trop émotionnelle et qu'elle réagisse parfois de manière irréfléchie. Marina de Van ne met jamais en avant un esprit de vengeance. Niamh se protège et protège aussi les enfants qui sont dans le même cas qu'elle, comme ses deux voisins: elle devient leur porte-parole.

Dark Touch emprunte au fantastique pour mieux plonger le spectateur au coeur d'un drame à la fois familial et social. Les effets visuels sont tranchants et l'on ne s'y attarde que le temps des crises de Niamh, car ce n'est pas là le plus important. La jeune fille essaie aussi d'alerter son entourage par un appel au secours, mais celui-là ne parvient jamais à passer la frontière de l'incompréhension des adultes.

Bénéficiant d'une mise en scène élégante et efficace, d'une musique en parfaite adéquation avec l'atmosphère et l'intrigue, et d'une distribution remarquable, Dark Touch interroge intiment le spectateur sur sa position face à l'injustice. Une oeuvre très forte qui ne s'efface pas si rapidement de l'esprit.

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