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Contracted

 
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Après une scène d'introduction nécrophile particulièrement vulgaire, qui ne se justifiera que plus tard par un effet parfaitement répugnant, Contracted nous narre trois jours de l'existence de Samantha, une lesbienne qui couche sans protection avec un inconnu (le nécrophile de la scène d'ouverture, c'est téléphoné) lors d'une soirée trop arrosée.

La suite du film d'Eric England ne fait que dans la surenchère gore. L'infection de Samantha se montre très rapide et très virulente. Les scènes chez le gynécologue sont réussies, mais le reste sombre dans une horreur assez gratuite. On saluera tout de même le courage de l'actrice Najarra Townsend de s'être aussi investie dans cette galère, car elle s'en prend plein la tronche.

Maintenant, si on va un peu plus loin, on constate que tous les malheurs de Sam lui tombent dessus parce qu'elle a trop bu et eu un rapport non protégé. On n'ira pas jusqu'à conclure que Contracted pourrait servir de spot de prévention contre l'alcoolisme ou les maladies sexuellement transmissibles, mais cette manière quasi systématique, dans grand nombre de ce genre de productions de recourir à une forme de morale, pour justifier par la suite une débauche de violence, laisse sérieusement à désirer.

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