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Frances HA

 
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Après la mauvaise surprise de 2010, avec Greenberg annoncé et montré à la presse mais finalement pas distribué, un film de Noah Baumbach arrive enfin dans les salles romandes. Ceux qui ont pourtant eu la chance de voir le précédent long-métrage de Baumbach, plus connu chez nous en tant que co-scénariste de Wes Anderson (La vie aquatique) ou de Madagascar 3 pour Dreamworks, comprendront plus facilement l'interêt que les admirateurs du cinéaste manifestaient à priori pour Frances HA: il s'agit de sa deuxième collaboration avec la comedienne et scénariste Greta Gerwig, déjà à l'affiche dans Greenberg et aujourd'hui compagne de Baumbach.

Gerwig incarne Frances, une jeune femme qui vit à New York, où elle partage un appartement avec sa meilleure amie, Sophie (Mickey Sumner). Lorsque cette dernière décide de déménager, Frances commence à faire un bilan de sa vie: pas de job, pas de mec, bientôt pas de foyer... En dépit de tout cela, elle garde son optimisme et son énergie, mais seront-ils suffisants à long terme?

Lorsque nous avons vu le film pour la première fois, dans la section Panorama de la Berlinale il y a quelques mois, il nous avait frappé comme étant un épisode de Girls, série HBO créée par Lena Dunham et produite par Judd Apatow, réalisé par le Woody Allen des années 70, sa meilleure période artistique. Tout y est: le personnage principal névrosé, les dialogues intelligents qui ne sont pas pour autant prétentieux, l'image, magnifique, en noir et blanc qui rend hommage à un autre cinéma et participe à un portrait chaleureux et séduisant de la ville de New York. Certes, Woody Allen ne penserait jamais à un morceau de David Bowie, en l'occurrence Modern Love, pour résumer l'essence de son film. Ce choix-là vient entièrement de Baumbach et Gerwig, créateurs d'un personnage sublime tel que Frances, "incasable" selon un de ses amis mais en réalité absolument irrésistible. 

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