Critique

Epic : la bataille du royaume secret

 
Critique par |

Voilà un film qui porte bien son nom. Avec Epic c'est le retour aux sources du film d'animation pour les jeunes, comme les classiques d'autrefois, la magie, le merveilleux et l'aventure sont au rendez-vous.

Contrairement au trop surestimé Pixar, qui s'enlise dans les suites et autres films ciblés ( trop ciblés ?), ou d'autres studios qui nous gratifient de personnages tarés à l'instar des bébêtes Madagascar et autres insupportables Ralph pour les geeks et adeptes de la manette,  les studios Blue Sky associés à la Fox nous offrent une nouvelle fois un superbe film d'animation où les jeunes, comme les adultes, peuvent rêver et se sentir aventuriers. Une bonne surprise comme on en reçoit peu souvent ces derniers temps de la part des papes du divertissement pour les gosses.

Si l'idée n'est pas nouvelle et a déjà été exploitée, cela fonctionne toujours. Le fait que l'homme rêve qu'une forêt pourrait être peuplée par des êtres magiques miniatures ou non et qu'un royaume se cache au cœur des sapins et autres chênes ne date pas d'hier et a souvent inspiré bien des auteurs et faiseurs de films avec succès, ou pas. On se rappellera d'un certain Peyo, ou plus proche, de Luc Besson avec sa trilogie Arthur et les Minimoys, entre autres.

Dès le début du film on est catapulté dans la guerre que se livrent les deux clans de la forêt. Une bataille y fait rage sans que nous soyons au courant. Les images de combats de soldats à dos de colibri et de ce royaume où la verdure domine sont tout simplement magiques pour les yeux. L'histoire est rafraîchissante, entrainante et joue la carte de l'humour.

Il faut dire qu'à la barre, il n'y a pas un inconnu et il a déjà fait ses preuves. Chris Wedge, Co-fondateur du studio d'animation Blue Sky est une valeur très sûre au sein du studio. On lui doit le surprenant L'âge de Glace en 2002, dont il produira les trois suites, puis Robots en 2005, injustement passé inaperçu. Le studio réalisera aussi Rio, encore un film d'animation original qui se démarquera en 2011 par son originalité et dont une suite est prévue l'année prochaine.

Danny Elfman, compositeur attitré de Tim Burton, signe la musique du film, accompagnant une bande son qui fait tout son effet et joue un grand rôle pour la partie épique du film justement. La 3D y est exploitée sans grands effets mais possède ses moments de bravoure visuelle.

Voilà donc un film d'animation comme on en voudrait plus souvent. Il joue la carte du fantastique et de l'émerveillement, et il sera apprécié autant par les petits que par les parents qui les accompagnent.

En savoir plus sur Jean-Marc Detrey