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Les amants passagers

 
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Le fameux réalisateur espagnol revient à la comédie pimentée de ses débuts, un cinéma qui se rapproche certes davantage de Femmes au bord de la crise de nerfs que de La piel que habito mais qui n'arrive pourtant pas à la hauteur de ses premiers métrages.

Les thèmes chéris du réalisateur de Talons aiguilles font leur retour, et celui-ci s'amuse à nouveau avec des personnages excentriques, ici des stewards gays, un banquier sans scrupule ou encore une voyante vierge. Sur un ton décalé très présent, Almodovar abuse de tous les clichés – souvent, il va sans dire, sexuels – qui insufflent une vulgarité qui peut prêter à sourire au début, mais qui, au bout d'une heure et demie, agace profondément. Certes, le film se veut, comme le présente Almodovar, évocation de la situation alarmante de l'Espagne – l'avion, tournant en rond au-dessus de Madrid, va-t-il s'écraser ? - et, prises pour cibles, les banques en prennent pour leur grade. Malgré ces allusions politiques, on reste pantois devant un tel délire et peut-être que certains seront atterrés par moments par les gags potaches et les parties de jambes en l'air qui font sombrer le film dans une grosse farce sans queue ni tête (pardonnez l'expression).

Si la scène des stewards complètement déjantés chorégraphiant « I'm so excited » est déjà culte, ce véritable show démentiel reste un bel hommage aux tubes des années huitante et à ses décors et ses costumes flashy. On peut se plaire dans cet univers kitsch à souhait, où tous les excès et fantasmes les plus farfelus sont permis, comme on peut s'y perdre.

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