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Jack le chasseur de géants

 
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Après Hansel et Gretel, c'est le conte des haricots magiques qui a droit à une réinteprétation hollywoodienne, également ambitieuse mais moins radicale, le réalisateur Bryan Singer préférant une approche plus old school au révisionnisme anachronique de Tommy Wirkola.

Jack, qui a le visage du "zombie" Nicholas Hoult (Warm Bodies), est un orphelin qui vit avec son oncle et rêve d'aventures telles que sa mère avait l'habitude de lui raconter quand il était petit. Grâce à la rencontre avec une princesse et les fameux haricots, c'est exactement ce qui va se produire, puisque Jack et les soldats du roi (guidés par Ewan McGregor) devront défendre le royaume de Cloister d'une attaque de géants, descendus de leur monde au-dessus des nuages pour s'emparer du territoire des hommes.

Initialement prévu pour l'été 2012, le film a été repoussé jusqu'à maintenant, officiellement parce que Singer avait besoin de plus de temps pour la post-production, notamment les effets spéciaux. C'est donc très curieux que ceux-ci soient plutôt inachevés à plusieurs reprises, même si dans certains cas, comme le prologue, c'est probablement fait exprès. Malgré ces quelques défaillances visuelles, le film maintient un charme très classique, qui renvoie à des productions du même genre des années 80. Humour et refus de la réalité sont mélangés de façon efficace, et les acteurs sont visiblement contents de participer à une aventure pareille. De plus, il est difficile de ne pas admirer le choix de Singer de laisser la porte fermée quant à l'eventualité d'un deuxième volet, alors que quasiment tous les films "grand public" d'aujourd'hui sont conçus dans le but de créer une franchise. Il faut le dire, c'est rafraîchissant!

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