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Oliver Twist

 
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Le nouveau film de Roman Polanski est la troisième adaptation sur grand écran du roman de Dickens après le très beau film de David Lean et la comédie musicale de Carol Reed. Et force est de constater que cette histoire traverse les générations s'en prendre une ride, mieux, elle est toujours malheureusement d'actualité. Il en existe encore beaucoup de nos jours de ces enfants lâchement exploités par des adultes sans scrupules qui les considèrent comme de vulgaires outils, malléables à volonté. Du coup, avec un tel matériau littéraire entre les mains, le cinéaste opte pour une mise en scène qui met en avant le texte, les personnages et les décors, car Londres représente l'un des éléments principaux de l'uvre de Dickens. Beaucoup de mes confrères traitent injustement ce film d'académique. Il n'en est rien, car l'intelligence de Polanski n'est aucunement de faire du neuf avec du vieux, mais de faire découvrir à la jeunesse d'aujourd'hui cet indémodable chef-d'uvre. Du coup, le père de «Rosemary's Baby» laisse de côté son statut d'auteur pour devenir le brillant illustrateur des mots de Dickens et son contrat est magnifiquement rempli.L'autre point fort du film réside dans son casting et sa direction d'acteurs. Comme à son habitude, Ben Kingsley campe un Fagin cruel, mais tellement humain que sa prestation ne sent pas du tout le numéro tape-à-l'il de star. Le jeune Barney Clark, âgé d'une douzaine d'années, est prodigieux en Oliver Twist, ni trop mièvre, ni trop émouvant, juste impeccable de la première à la dernière scène.Le voilà enfin, le film familial intelligent que l'on attendait depuis longtemps et qui alimentera à coup sûr de saines et indispensables discussions autour du repas en famille.

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