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Le Dernier Rempart

 
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On l’avait bien entendu, vers la fin de The Expendables 2, il y a quelques mois : « I’ll be back. » La phrase-clé de la filmographie d’Arnold Schwarzenegger, présage du grand retour de l’acteur autrichien après une bonne dizaine d’années dans le rôle de « Governator »  de la Californie. Hélas, il semblerait que le public américain ne s’intéresse plus tellement à l’homme qui fut jadis Conan, le Terminator et Ivan Danko : Le Dernier Rempart (The Last Stand) a débuté en dixième position au box-office USA. Peut-être que le scandale récent lié à l’infidélité de l’acteur ait endommagé sa réputation. Peut-être que d’autres films inscrits plus ou moins dans le même genre, comme Django Unchained ou Gangster Squad, avaient l’air plus attrayant. Reste le fait que le comeback d’Arnold n’est pas si glorieux. Dommage, parce que c’est pas mal comme retour.

L’histoire est très simple : Schwarzy joue Ray Owens, le shérif d'une petite ville d’Arizona, tout près de la frontière mexicaine. Son seul désir, c’est de profiter d’un weekend tranquille. Or, cela ne sera pas si facile : Gabriel Cortez (Eduardo Noriega), un redoutable trafiquant de drogue, vient de s’évader et a l’intention de passer par Sommerton, la ville de Ray, pour arriver au Mexique. Désavantagé en ce qui concerne son âge et le nombre de ses adjoints, Owens sera-t-il à la hauteur de ce défi ?

Dans les mains du coréen Jee-woon Kim, réalisateur du film culte Le bon, la brute et le cinglé, l’iconographie typiquement américaine du western est mise en avant avec un regard magnifiquement décalé, qui est l’atout principal du film. Inutile de chercher quelque chose de plus profond dans le récit : Le dernier rempart est un divertissement pur qui, après une première demi-heure d’introduction, enchaine avec des scènes d’action fluides et brutales, dignes de leur héros autrichien. Inutile aussi de penser trop aux autres acteurs, malgré la présence de Forest Whitaker, Peter Stormare ou encore Harry Dean Stanton : l’intérêt du film, c’est le retour d’Arnold, qui assume son âge mais n’hésite pas pour autant à massacrer les méchants. Il faut, bien entendu, savourer sa prestation en VO, si ce n’est que pour l’entendre dire, avec son accent indispensable, « You fucked up my day off ! ». Quelle joie !

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