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Twilight - Chapitre 5 : Révélation 2e partie

 
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Précédemment dans Twilight : Bella Swan (Kristen Stewart) est tombée amoureuse d’Edward Cullen (Robert Pattinson), beau gosse avec un secret terrifiant : il est un vampire. Malgré de nombreux obstacles, y compris la rivalité entre Edward et Jacob Black (Taylor Lautner), un ami d’enfance de Bella qui est aussi un loup-garou ( !), l’histoire d’amour a continué à évoluer, jusqu’au jour où les deux tourtereaux se sont mariés. En pleine lune de miel, le coup de théâtre : en dépit de toute impossibilité biologique, Bella est tombée enceinte, ce qui constitue un risque énorme pour sa santé, l’enfant étant un hybride humain-vampire. Morte pendant l’accouchement, la jeune femme a donné naissance à la petite Renesmée. Mais attention, autre surprise : grâce à l’intervention « médicale » de son mari, Bella n’est pas vraiment morte. Elle est, à présent, un vampire elle aussi…

On arrive donc à la fin de cette série qui a fait la joie de milliers d’adolescentes dans le monde entier et démarré les carrières, discutables, de Lautner et Pattinson, bien que ce dernier ait quand même démontré un certain talent dans Bel Ami et Cosmopolis. Dans cette deuxième moitié du dernier épisode, tout semblerait être de nouveau parfait dans la vie du couple central. Sauf, évidemment, si la « cousine » des Cullen, Irina (Maggie Grace), se fait une mauvaise idée sur Renesmée, qui grandit plus rapidement que les enfants humains et possède certains des pouvoirs de ses parents, et dénonce la situation auprès des Volturi, qui décident d’exterminer toute la famille. Le conflit final s’approchant avec l’arrivée de l’hiver, la question s’impose : Bella et Edward auront-ils droit à un happy end ?

Ceux, et surtout celles, qui ont lu les romans de Stephenie Meyer, connaissent déjà la réponse, et cela malgré la tentative de la part de la scénariste de remettre en question le dénouement en modifiant certains aspects de l’intrigue originale en raison d’exigences cinématographiques. Mais le changement le plus radical et effrayant se trouve ailleurs, à savoir dans la mise en scène : Bill Condon, qui dans l’épisode précédent avait su se moquer, avec pas mal d’ironie, des plus grandes faiblesses narratives, a perdu entretemps cette approche essentielle. Voilà donc que le récit, faible sur le plan narratologique et presque pervers au niveau moral, ayant défiguré à jamais le thème de l’abstinence sexuelle qui était la prémisse du premier volet, est mis en images tel qu’il est, sans aucune lecture personnelle du cinéaste, qui arrive à rendre décevante, en grande partie, même le moment-clé du film. Cet effet n’épargne pas les acteurs non plus, qui ont tous l’air d’avoir honte de leurs prestations.

Cela ne dérangera pas les fans inconditionnels, bien entendu, puisqu’ils auront droit à l’épilogue tant attendu, dont le statut de clôturé définitive est confirmé par un montage gratuit des « meilleurs » moments de la série et par la présence, dans le générique de fin, des visages de tous les acteurs qui ont participé aux cinq épisodes. Les autres spectateurs, eux, n’auront qu’à se consoler en sachant que la « saga » est bel et bien terminée, et peut-être revisiter des films comme Dracula, Blade ou Let the Right One In. Bref, des vraies histoires de vampires !

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