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Like Someone in Love

 
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Le dernier film du réalisateur du Goût de la cerise (Palme d'Or à Cannes en 1997) laisse une drôle d'impression frustrante: il se termine exactement là où il commence à devenir captivant. Mais en l'état, on a juste droit à une très longue et ennuyeuse mise en place. Le personnage principal féminin, une étudiante qui se prostitue, ne possède aucune qualité ou même intérêt pour qu'on la suive dans sa double vie minable, car évidemment elle a un fiancé à qui elle cache ses activités, et dans ses relations qu'elle cherche systématiquement à rendre compliquées.

Avec un personnage aussi antipathique et pathétique, qui fait la gueule de la première à la dernière minute, ce film ne peut que difficilement se faire des amis. Restent une très belle photographie pour illustrer un Japon contemporain, électrique et artificiel, et les deux mâles de l'histoire qui viennent un peu secouer la chiffe molle évoquée plus haut. Oeuvre anecdotique dans le pire sens du terme, Like Someone in Love s'oublie scène après scène tant l'intérêt se dissout.

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