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La Cabane dans les bois

 
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Le NIFFF 2012 s’est clos sur une catastrophe assez abyssale avec cette lamentable tentative de renouer le genre dont Evil Dead reste le fleuron. Là, on sait tout de suite que les événements que vont subir une bande de jeunes sont orchestrés par une équipe qui dirige tout depuis un centre de contrôle, comme les éclairages angoissants, les effets sonores et surtout une galerie de créatures toutes plus cauchemardesques les unes que les autres. Bon, on ne sait pas pour qui ces gens travaillent mais la révélation finale n’ôte rien au ratage de ce long métrage dont le scénario ne dépasse jamais le produit télévisé.

Il n’y a absolument aucune surprise. Tout est fait dans un esprit de consommation outrancière qui sert au spectateur tout ce qu’il espère voir sans ne jamais chercher à atteindre son esprit, ni son imagination. Ce procédé qui ôte tout intérêt à un film devient de plus en plus monnaie courante et ce n’est pas une évolution. La faute revient sûrement au fait qu’il y a beaucoup trop de décideurs derrière une seule œuvre : entre producteurs délégués, associés, exécutifs, assistants et autres, il ne reste plus beaucoup de place à l’originalité, vu que n’importe qui peut donner son avis et changer le projet. Ici, c’est exactement de cela qu’il s’agit et la présence de Joss Whedon, encensé on se demande bien pourquoi par une partie du public, n’y est pas pour rien.

Vous pensiez aller voir un petit film d’épouvante sans prétention pour frissonner un peu et vous vous retrouvez face à une énorme escroquerie qui rate en plus la cible humoristique qu’il croit se donner. La pire chose sur les écrans cette année depuis Chronicle.

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