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Les révoltés de l'île du diable

 
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Décidément le cinéma nordique nous offre régulièrement de petites perles et ce très beau film en est une belle. Les Révoltés de l'île du diable conte la véridique révolte des élèves prisonniers d'une île qui servait de maison de redressement, au début du siècle dernier. On suit ce morceau d'histoire à travers le personnage d'Erling qui devient C-5 dès qu'il pose son pied sur Bastoy. Il sera l'instigateur de la révolte qui a pour but de venger un de leurs camarades.

Le réalisateur opte pour une ambiance froide, autant visuelle, c'est l'hiver, qu'esthétique par une tonalité glaciale. On saluera d'ailleurs au passage les techniciens SFX, car la buée qui sort de la bouches des comédiens, c'est à eux qu'on la doit. Ils sont aussi très présents sur la fin du film, mais il serait dommage de vous en dire plus sans dévoiler trop de l'œuvre.

Face à Stellan Skarsgard, encore une fois impeccable dans le rôle du directeur de l'établissement, les jeunes acteurs se fondent littéralement dans leurs rôles, ce qui donne vraiment une impression que le film pourrait dater de la même époque qu'il traite, comme si l'on était face à de véritables archives. Le travail sur les costumes et les décors tend magnifiquement aussi dans la même direction. Et pour couronner le tout, Johan Söderqvist nous gratifie d'une partition très réussie, car sa musique flirte régulièrement avec le lyrisme exacerbé sans ne jamais y sombrer. C'est assez remarquable et contribue pour beaucoup dans l'aspect suspense qui émaille joliment et subtilement ce long métrage qui vaut le détour.

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