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Stake Land

 
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Deuxième long métrage de Jim Mickle après Mulberry Street, Stake Land est une réussite dans le genre film de survie. Le continent nord américain est la proie d'une invasion de vampires au sud et de cannibales au nord. On suit le jeune Martin, seul après que sa famille a été décimée par ces êtres avides de sang et de chair, et recueilli par Mister, un chasseur de vampires dont la réputation grandit de jour en jour. Ensemble ils traversent les Etats Unis pour rejoindre le Canada en prenant soin d'éliminer toutes ces créatures peu sympathiques. Mais cette crise a engendré une menace encore plus terrible avec l'émergence de groupuscules ultrareligieux qui se servent des vampires pour assouvir leur soif incommensurable de pouvoir et imposer leur unique point de vue. Nous sommes donc de plein fouet à la fois dans un road movie et un survival, avec tout ce que ces deux genres impliquent et Mickle ne nous épargne rien: nourrisson dévoré, multitudes de scènes bien gores. Certes l'on a déjà vu cela plusieurs fois, mais le cinéaste utilise les codes éprouvés de l'horreur pour mettre le doigt sur les dérives mystico religieuses de son pays et il n'y va pas avec le dos de la cuillère, comme dans cette séquence extraordinaire d'une fête campagnarde perturbée par un lâcher de vampires depuis les hélicoptères des fous de Dieu. Il signe un film âpre, plein de bruit et de fureur, mais parvient aussi à créer une émotion authentique palpable.

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