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La Proie

 
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Au sortir de ce film musclé, mais pas que, il reste en mémoire une œuvre où l'action rejoint une noirceur parfaitement assumée, en touchant à des faits divers qui ont existé, existent et malheureusement existeront encore; on ne peut s'empêcher de penser à l'affaire Fourniret, pour n'en citer qu'une. La Proie recèle des moments mémorables, comme la très bonne poursuite pédestre sur le périphérique, une altercation dans un quartier de villas et la scène de la falaise qui précèdent un épilogue plus sentimental, mais pas malvenu du tout.Dupontel est parfaitement à l'aise dans ce personnage sur lequel tous les malheurs tombent subitement comme un orage tropical. Il joue admirablement sur la hargne de vouloir s'en sortir et on est avec lui, l'empathie est au rendez-vous avec le spectateur. Mais tous sont bons, Zinedine Soualem assez inattendu en commissaire de police, Alice Taglioni avec qui on parvient aussi à avoir de la sympathie. Et on a droit à un méchant de compétition, grâce à un Stéphane Debac incroyable, bénéficiant d'une remarquable écriture de son personnage.  Sans oublier l'excellent travail de Natasha Régnier en épouse du vilain, on retiendra encore Sergi Lopez dans un rôle radical.

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