Critique

Nicostratos, le pélican

 
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Un pélican pour animal de compagnie, pourquoi pas ? Lorsque Yannis sauve l’oiseau d’une mort certaine, il ne se doute pas que l’animal deviendra aussi envahissant! Nicostratos va vite devenir la coqueluche des habitants de Zora, transformant cette petite île grecque en nouvelle destination touristique dont il est l’attraction principale. Mais l’animal ne va pas seulement chambouler la vie des insulaires, mais également (et surtout) permettre à Yannis de renouer avec son père, qui, anéanti par la mort de sa femme, en avait oublié son fils.

Après avoir dirigé un pachyderme et un enfant dans Sunny et l’éléphant, sorti en 2007, Olivier Horlai continue sur sa lancée et tourne cette fois-ci avec un pélican et un garçon de 14 ans. Le récit est truffé de personnages très typés, de Démosthène le pécheur à Aristote le tenancier de l’unique bistrot de l’île et sa jolie nièce qui va vite taper dans l’œil de Yannis, sans oublier le prêtre Popa Kosmas, sage et bienveillant, toujours de bon conseil. Emir Kusturica est la guest star de cette comédie, dans un rôle qui lui convient à merveille, en pécheur lassé par la vie que l’arrivée du pélican va peu à peu réveiller de son apathie. Quant aux deux personnages principaux, on ne peut que s’émerveiller des prouesses de l’énorme oiseau (qui, paraît-il, s’est beaucoup amusé) et être pris de sympathie pour cet adolescent, incarné par Thibault Le Guellec, qui veut retrouver le père qu’il connaissait autrefois.

Finalement, bien que le scénario ne réserve aucune surprise et présente quelques longueurs, cette comédie pleine de fraîcheur et de sincérité saura émouvoir et faire passer aux familles un bon moment de cinéma.

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