Critique

Poseidon

 
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Par rapport à l'original, ce remake efficace se distingue par ses personnages. Fini l'homme d'église incarné par Gene Hackman, il laisse sa place à un ancien maire de New-York, interprété par un Kurt Russell monolithique au début, s'humanisant au fil des heures. Il voyage avec sa fille chérie et son fiancée, mais se montre pire qu'une mère juive, si bien que les tourtereaux n'osent lui avouer leur promesse de mariage. Mais quelques secondes seulement après avoir passé le cap de la nouvelle année, le luxueux paquebot Posseidon est surpris par une lame de fond gigantesque qui retourne le navire comme ne coquille de noix. Se retrouvant sens dessus dessous, les passagers encore vivant se débrouillent tant bien que mal. Parmi eux, un groupe décide de remonter le bâtiment jusqu'à la coque. Ils vont devoir se hisser dans des cages d'ascenseur, traverser des zones en feu sur des ponts de fortune et pratiquer plus que de raison l'apnée. Bien sûr, on est en terrain connu et ne demandez pas à ce que l'originalité du scénario soit l'intérêt principal de cette super production à effets. Vous en aurez pour votre argent avec quelques surprises quant à la disparition des personnages. Le premier fait les frais d'une non solidarité au sein du groupe qui se renforce au fur et à mesure des pertes humaines qu'il subit. Et il y a ce personnage littéralement insupportable de passagère presque clandestine à qui l'on a envie de tirer des claques jusqu'à ce que le scénario l'élimine sans autre formes de procès à notre grand soulagement. On retrouve aussi avec beaucoup de plaisir, Richard Dreyfus dans le rôle d'un homosexuel hyper riche, mais malheureux en amour. Dans l'ensemble, on vit avec ce film une aventure hors du commun sans se prendre la tête. On assiste à un spectacle hollywoodien dans le bon sens du terme et l'on ressort de la salle comme des gosses émerveillés.

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