Critique

Rio

 
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Blue Sky Studios et 20th Century Fox Animation s'associent pour nous donner un bijou d'action et de drôlerie. Rio conte l'histoire d'un oisillon ara bleu arraché à son Brésil natal par des trafiquants d'animaux. Il se retrouve en plein hiver dans le Minnesota où il est recueilli par la jeune Linda. Une complicité s'installe entre l'oiseau qui se prénomme désormais Blu et cette jeune libraire timide. Comme il n'a jamais pu l'apprendre, Blu ne sait pas voler, mais fait preuve d'une redoutable habilité avec ses pattes et son bec pour se déplacer. Un jour, Tulio débarque dans la petite boutique de livres de Linda et lui apprend que Blu doit être le dernier représentant mâle de son espèce. Il la convainc de le suivre au Brésil où une femelle n'attend que Blu pour perpétuer la race. Tous trois arrivent à Rio de Janeiro en plein carnaval. Blu est présenté à Jewel, mais la rencontre se passe assez mal, car la belle ne pense qu'à s'évader de l'institut ornithologique de Tulio pour rejoindre la jungle et non à se reproduire. Grâce à la complicité d'un vil cacatoès, un trio de trafiquants d'animaux parvient à pénétrer dans l'établissement pour voler quelques spécimens dont Jewel et Blu qui se retrouvent les pattes entravées par une chaine.

Dès lors le dessin animé prend des allures de film d'aventure et l'on suit en parallèle Linda et Tulio qui recherchent leurs oiseaux et Jewel et Blu qui essaient d'échapper à leurs ravisseurs pour retrouver leurs maîtres. Rio devient un personnage à part entière du film et le spectateur a droit à une visite de la ville en bonne et due forme grâce à des scènes de courses poursuites ébouriffantes à travers les favelas et le centre touristique. La caméra suit le vol des oiseaux d'une manière époustouflante à la limite de donner le tournis. Le célèbre Christ qui domine la baie de Rio sur le mont Corcovado est le théâtre d'une séquence aérienne mémorable.

Rio regorge de personnages secondaire savoureux comme le trio de malfrats constitué d'un chef et de deux sbires passablement inefficace parce trop gentils pour être de véritables vilains, le chien Luiz qui sera sans doute le préféré des plus jeunes spectateurs, le duo Nico et Pedro qui constitue le quota musical de tout film d'animation américain qui se respecte, et surtout Nigel: c'est à cet affreux et bedonnant Cacatoès qui ne cesse de tourmenter Jewel et Blu que va notre préférence. Rajoutez à cela une musique d'inspiration brésilienne dans des numéros chantés assez fous, deux idylles naissantes, aussi bien chez les volatils que chez les humains, et vous obtenez un divertissement familial de haut vol.

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