Critique

Piranha 3D

 
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Sex, drugs and flesh

Que fallait-il attendre d'un film réalisé par Alex Aja sur des poissons carnivores ? Rien de plus que ce que l'on a sous les yeux: un film grotesque, totalement décomplexé et poussif dans ses effets gores et sa débauche de nudité. Mais là où Aja réussit son coup, c'est que le film s'assume totalement dans son genre. Donc si vous ne riez pas lors de scènes mémorables et que le haut le cœur vous surprend, ce film n'est pas fait pour vous, définitivement.

L'argument est court: de jeunes étudiants font la fête au bord d'un lac pendant qu'un tremblement de terre ouvre une faille au fond de ce dernier.  Il libère une race de piranhas voraces endormis depuis des millénaires avec les conséquences que cela va avoir sur la populace débauchée s'éclatant au abord de cette grande flaque.

L'eau cristalline va virer au rouge sang propice à des séquences marquantes pour les amateurs de gore au quinzième degré.

Ensuite, comme tout film d'horreur qui se respecte, les protagonistes pures (entendons par là, les enfants et les jeunes encore vierges de toute débauche) seront épargnés  tandis que les autres (et ça en fait un paquet dans le film) nous offrent des moments très...cocasses. Il est bien clair que la fin amène inévitablement son rebondissement obligatoire.

Par contre, encore une fois, la 3D n'apporte rien et empêche d'apprécier les scènes rapides et nocturnes.  Décidément, Avatar fut une exception.

Résumons, le film n'est donc pas fait pour les coincés de la fesse et les végétariens. Vous aurez été avertis.

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