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Cannes 2018: "Wildlife" de Paul Dano

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                                       Flammes en famille

Le comédien américain passe derrière la caméra pour une adaptation littéraire qui se passe en 1960, un exercice de style fascinant mais pas toujours équilibré. Film d’ouverture de la 57e Semaine de la Critique. 

Après avoir séduit le public de Sundance en janvier 2018, la première réalisation de Paul Dano (qui a également signé le scénario avec sa compagne Zoe Kazan) a fait son début international dans le cadre du Festival de Cannes, où il a inauguré la Semaine de la Critique, section parallèle et indépendante consacrée aux premiers et deuxième films. 

On connaît Dano comme acteur, dans des projets tels que Little Miss SunshineThere Will Be BloodRuby Sparks ou encore Swiss Army Man. Il n’est pas difficile d’imaginer les motivations de son choix pour débuter derrière la caméra, en adaptant un roman de Richard Ford: si ce film avait été tourné il y a dix-quinze ans, il aurait vraisemblablement été attiré par le rôle de Joe Brinson (joué par l’Australien Ed Oxenbould), un adolescent qui assiste à l’effondrement du mariage de ses parents (Carey Mulligan et Jake Gyllenhaal). Nous sommes en 1960, et Jerry (Gyllenhaal) vient de perdre pour l’énième fois son travail. Alors que Jeanette (Mulligan) essaie de faire de son mieux en trouvant elle aussi du boulot, lui n’est pas très motivé. Puis, soudain, il décide d’aller aider les pompiers avec des incendies dans la région, ce qui l’oblige à quitter le foyer provisoirement. Jeanette doit donc tout gérer toute seule, avec un peu d’aide de la part de Joe qui bosse à temps partiel chez un photographe, et la situation se fait toujours plus compliquée. 

On sent un petit air de Revolutionary Road, en raison du milieu représenté et de l’année, mais Dano na pas entièrement maîtrisé la cruauté subtile de Sam Mendes, ce qui crée un petit manque d’équilibre au niveau du ton: la première partie est parfaitement gérée, avec un non dit superbe au niveau de l’atmosphère et du jeu des acteurs (l’usage des gros plans est magnifique), tandis que la seconde se fait plus chargée et simple, avec Dano qui cède presque entièrement le contrôle aux comédiens. Ce qui n’est pas totalement négatif, Mulligan en particulier étant époustouflante dans un rôle exigeant, le plus notable qu’elle ait joué depuis un moment, et le jeune Oxenbould fait preuve d’un talent que tout cinéaste américain ou britannique devrait exploiter à tout prix.

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