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Cannes 2017: toute la couverture

Cannes 2017: Souvenirs festivaliers – presse internationale

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Pour le 70e anniversaire de la kermesse française, nous avons récolté les témoignages de nos confrères et d’autres professionnels de la branche cinématographique sur leurs expériences cannoises. Voici la deuxième partie, consacrée à la presse internationale.

Michel Ciment, Positif et France Culture, France (premier Cannes: 1969)

«Mon plus beau souvenir, c’est d'avoir fait partie du Jury officiel en 1978, pour l’expérience humaine.»

 

Jay Weissberg, Variety, USA (premier Cannes: 2005)

«2012, séance de presse d’Amour. Le film m’avait tellement ému que mon col était trempé. Après j’ai dû courir dans la salle à côté pour voir La pirogue, duquel j’étais censé écrire la critique. Je croyais avoir rebâti ce mur qui existe entre les journalistes et les films une fois sorti du Grand Théâtre Lumière. Je suis entré dans la Salle Debussy et l’attachée de presse, Brigitta Portier, m’a dit «Salut, Jay!» La pauvre, elle n’a pas compris pourquoi j’ai commencé à pleurer et courir vers les toilettes. Au bout d’une minute j’étais calme, je suis entré dans la salle et je me suis laissé emporter par le nouveau film.»

 

Chiara Nicoletti, Fred Film Radio, Royaume-Uni (premier Cannes: 2008)

«En 2008, ma première année à Cannes, j’avais l’accréditation du Marché grâce au Taormina Film Fest, dirigé à l’époque par Deborah Young du Hollywood Reporter. Un soir elle m’a appelé pour me dire que si j’allais tout de suite au Carlton il y avait deux invitations pour la séance officielle de Changeling de Clint Eastwood. Je n’ai jamais été aussi rapide de ma vie, parce que je devais aussi me changer pour accéder au Palais, en raison du dress code. J’ai réussi, et ce moment-là représente pour moi l’essence du charme du Festival.»

 

Paolo Mereghetti, Corriere della Sera, Italie (premier Cannes: 1973)

«En 1979, j’ai vu Apocalypse Now deux fois en un jour. Le matin, j’a assisté à la séance de presse dans le Grand Théâtre Lumière, assis au premier rang (à l’époque, le Palais était un peu différent). Le soir, il passait au cinéma Olympia, pour le public. J’y suis allé, sans badge, et je me suis quasiment disputé avec des gens pour entrer dans la salle.»

 

Alberto Crespi, L’Unità et Radio 3 – Hollywood Party, Italie (premier Cannes: 1984)

«Je pourrais parler de la satisfaction pour les Palmes attribuées à des films que j’aime beaucoup, comme Paris, Texas ou Underground ou 4 mois, 3 semaines, 2 jours ou The Tree of Life, ou le double Ken Loach. Ou encore les récompenses à Nanni Moretti, Matteo Garrone et Paolo Sorrentino, qui m’ont donné beaucoup de plaisir. Mais je préfère évoquer quelque chose d’amusant: une nuit, en marchant sur la Croisette, je suis tombé sur une blonde qui portait des talons hallucinants et une robe verte émeraude, on aurait dit un lampadaire. Elle était entourée par une dizaine de gardes du corps, tous noirs et costauds, avec des lunettes sombres à 2h du matin. Tout le monde semblait l’ignorer, moi aussi je n’avais aucune idée de qui c’était. Après, un mec qui était avec moi m’a dit que c’était Paris Hilton!»

 

Giorgio Viaro, Best Movie, Italie (premier Cannes: 2008)

«La première séance de Drive, dans la Salle Debussy. Je n’arrivais pas à rester assis, je regardais autour de moi pour voir si les autres journalistes sentaient aussi qu’on était en train de regarder quelque chose de phénoménal. A la fin de la projection je me suis tourné vers une fille assise à côté de moi et je lui ai dit, en italien (je ne sais pas si elle a compris), qu’ils devraient délivrer la Palme dans la chambre d’hôtel du réalisateur, avec café et croissants. Le lendemain j’ai interviewé Nicolas Winding Refn et Ryan Gosling. Pour un journaliste cinématographique, il n’y a rien de plus parfait.»

 

Ilaria Feole, Film TV, Italie (premier Cannes: 2012)

«C’était ma première édition, et aucun film dans la compétition pouvait survivre à la comparaison avec le plus beau film de l’histoire du cinéma: Il était une fois en Amérique, projeté avec des séquences inédites. J’avais encore un badge bleu à l’époque, du coup je me suis mise dans la queue pour la Salle Bazin deux heures avant le début de la séance, il n’y avait encore personne. J’étais au premier rang, captivée pendant 251 minutes, étonnée par ces nouveaux fragments, sombres et imparfaits, ajoutés comme des greffes sur le tissu d’un film que je connaissais par cœur. Je n’étais pas la seule: pour certaines répliques eut lieu un rituel collectif, on les récitait en même temps que les personnages. We’re better than fate

 

Raffaele Meale, Blow Up, Italie (premier Cannes: 2011)

«Quand j’ai vu Drive dans la Salle Debussy j’étais dans le balcon, en raison de mon badge jaune, et on ne voyait pas une partie de l’écran d’où j’étais assis. Pendant la séquence de l’ascenseur, quand Ryan Gosling embrasse Carey Mulligan, j’étais persuadé qu’il y avait un magnifique travail sur le hors-champ. Après la séance on m’a dit qu’elle était bien visible.»

 

Giancarlo Zappoli, Mymovies.it, Italie (premier Cannes: 1993)

«Mon souvenir préféré, c’est la conférence de presse du 60e anniversaire, en 2007. Au bout d’un moment, Roman Polanski s’est levé pour se plaindre parce qu’à son avis les journalistes posaient des questions stupides face aux cinéastes majeurs qui étaient présents, et il est parti. Aucun autre réalisateur ne l’a suivi.»

Mauro Donzelli, Comingsoon.it, Italie (premier Cannes: 2002)

« Mon plus beau souvenir est lié à une projection, pas pour la presse mais pas officielle non plus, dans le Grand Théâtre Lumière. C’était en 2013, et mes collègues avaient vu, la veille, La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. Je n’avais pas réussi à le voir en même temps qu’eux et je m’étais organisé pour le rattraper le matin, en essayant d’éviter les échos des confrères. Le public était nombreux, et la participation était absolue, sincère: ils retenaient leur souffle pendant la très longue scène de sexe et ont applaudi à la fin de celle-ci. Pendant la dernière partie du film, silence total. Je suis sorti de la salle étourdi et ému, un peu triste parce que j’aurais bien voulu rester dans le monde du film et je n’arrivais pas vraiment à me réintégrer rationnellement dans le chaos cannois. »

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