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Cannes 2017: toute la couverture

Cannes 2017: Souvenirs festivaliers – presse suisse

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Pour le 70e anniversaire de la kermesse française, nous avons récolté les témoignages de certains confrères et autres professionnels de la branche cinématographique sur leurs expériences cannoises. Voici la première partie, consacrée à la presse helvétique.

Pascal Gavillet, La Tribune de Genève (premier Cannes: 1985)

« L'un de mes meilleurs souvenirs, c'est le soir où Pialat a eu la Palme d'or pour Sous le soleil de Satan. Tout le monde le sifflait, et il a bien sûr répondu avec son poing levé à ses détracteurs. Mais pendant ce temps, dehors, des étudiants manifestaient pour je ne sais plus quoi face à des flics qui les chassaient. Tout Cannes était en feu, le spectacle était partout. »

Rafael Wolf, RTS – La Première (premier Cannes: 2003)

«Mon plus beau souvenir reste la découverte en 2006 en compétition de la version intégrale de 3h de Southland Tales de Richard Kelly, si mal reçu qu'il sortit dans une version raccourcie au cinéma. La version cannoise est devenue pour moi une pièce unique que je n'ai plus jamais pu revoir. Un goût précieux d'éphémère. Un film détesté que j'adore.»

 

Philippe Congiusti, RTS – Couleur 3 (premier Cannes: 2008)

«En 2012, j'ai vécu 48h de folie avec les grolandais Kervern, Delépine, Poelvoorde et Dupontel pour Le Grand Soir. Ils ont dynamité le protocole, explosé le photocall, fait un doigt d'honneur à Brad Pitt, monté les marches sans smoking, menacé avec humour Tim Roth le président du jury Un Certain Regard pour obtenir un prix! La fête fut d'anthologie avec un concert des Wampas, des bières 8.6 chaudes, des hot-dog froids et des chips. La rencontre avec la presse le lendemain se déroula sur le même tempo. Pour la première fois, les punks à chien étaient les bienvenues à Cannes. Un grand moment de poilade!»

 

Stéphane Gobbo, Le Temps (premier Cannes: 2012)

«Un matin en 2012, peu avant le festival, je reçois un mail assez énigmatique d'un attaché de presse demandant si quelqu'un est amateur de whisky. Je réponds que c'est mon cas, que j'avais d'ailleurs effectué un reportage en Ecosse. Quelques jours plus tard, je me retrouve à Cannes attablé avec Charles McLean, figure mondiale du single malt, qui accompagne Ken Loach pour la promotion du film La Part des anges, dans lequel il joue son propre rôle. Après une passionnante discussion, je me balade avec lui le long de la Croisette et l'accompagne à une dégustation de breuvages maltés à laquelle j'assisterai à ses côtés. C'était pour lui comme pour moi notre premier festival, et nous avons trouvé assez drôle de boire du whisky au soleil loin des brumes écossaises.»

 

Marco Zucchi, RSI (premier Cannes: 2000)

«Je n’arrive pas vraiment à me décider concernant mon plus beau souvenir cannois. Peut-être quand j’ai interviewé Halle Berry, ou quand j’ai pu parler pour la première fois avec une des idoles de ma jeunesse cinéphile, Peter Greenaway. Ou encore les conférences de presse de Star Wars et Kill Bill. Au final, je crois que je vais choisir quand j’ai vu Dancer in the Dark de Lars von Trier, à 8h du matin et avec la gueule de bois (oui, j’assume). C’était ma première édition, et le premier de plusieurs chefs-d’œuvre découverts à Cannes.»

 

Michael Sennhauser, SRF (premier Cannes: 1993)

«Mon souvenir préféré, c’est la double merveille des deux premiers films du mouvement Dogme95, Les Idiots de Lars von Trier et Festen de Thomas Vinterberg. Cette année-là j’ai eu l’impression que le cinéma devait se réveiller après avoir reçu un sacré coup de pied dans les fesses. Le plus heureux que j’ai été après une projection, ce fut en 2001 avec Mulholland Drive. A l’époque, il représenta pour moi la perfection cinématographique.»

 

Christian Jungen, NZZ am Sonntag (premier Cannes: 2001)

«Mon plus beau souvenir est de 2013. J'ai deux passions dans la vie, le foot et le cinéma. Mon équipe du cœur, le Grasshoppers était en finale de la coupe suisse contre Bâle. J'ai essayé d'obtenir un ticket depuis Cannes, mais ce n’était pas possible, car pour acheter le ticket il fallait se présenter en personne auprès du guichet. Donc je suis resté sur la Croisette. Et pendant que se jouait la finale à Berne j'ai vu La grande bellezza de Paolo Sorrentino. Juste quand le film était terminé se terminait aussi le match que GC a gagné au penalty. J'étais doublement euphorisé – par la victoire au foot et par le triomphe du chef-d'œuvre fellinien de Sorrentino à Cannes.»

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