Actualité & Articles
Cannes 2017: toute la couverture

Cannes 2017: Il y a dix ans, j’étais cinéphile…

Rédigé par |

Il y a dix ans exactement, je suis venu à Cannes pour la toute première fois (et, jusqu’à cette année, la dernière aussi). La 60e édition était en cours depuis deux jours, et on est arrivés très tôt avec mon père après avoir dormi en route, venant d’Italie. J’allais enfin vivre directement le Festival, mes parents ayant décidé de m’offrir ce voyage pour mes 18 ans. Et ben oui, mon anniversaire, le 18 mai, tombe pile pendant Cannes, l’idéal quand on aime le cinéma.

A l’époque je n’écrivais pas, bien entendu. Pas professionnellement, en tout cas. Il y avait cependant la possibilité de s’accréditer dans la catégorie Cannes Cinéphiles, réservée pour les membres d’associations et ciné-clubs ainsi que les étudiants en cinéma. Grâce à une initiative de mon gymnase quelques mois auparavant, j’avais une carte de membre que le service des accréditations jugea assez valable pour m’accorder cette première expérience cannoise.

Or, que pouvait-on faire avec un badge Cinéphiles? Pour les projections principales de la Sélection officielle (Compétition et Un Certain Regard) il y avait des séances de rattrapage spécifiques pour cette catégorie d’accréditation, mais pas vraiment à Cannes. C’était à La Bocca, au Théâtre de la Licorne (15 minutes en bus depuis la zone de la Croisette). C’est dans cette salle que j’ai vu pour la première fois Zodiac de David Fincher, et le jour de mon départ, le dimanche 20, j’ai dit «Au revoir!» avec L’Avocat de la terreur de Barbet Schroeder. Je l’ignorais à l’époque, mais ce fut une excellente préparation pour mon retour cette année: pour Zodiac je fis la queue deux heures avant le début de la projection. Le badge donnait également la possibilité d’accéder, en dernière priorité, aux projections officielles d'Un Certain Regard dans la Salle Debussy ainsi qu’aux séances de la Semaine de la Critique et de la Quinzaine des Réalisateurs.

On avait aussi droit à des invitations, disponibles au stand de Cannes Cinéphiles sur la Croisette, pour certaines séances à l’intérieur du Palais, à savoir les Séances Spéciales et la section Cannes Classics. Avec ce système j’ai vu, dans la Salle Buñuel (il me semble), le documentaire Pierre Rissient : Man of Cinema, portrait de l’homme qui découvrit Jane Campion et Quentin Tarantino entre autres, réalisé par Todd McCarthy (à l’époque le critique principal de Variety, actuellement employé par The Hollywood Reporter). J’avais aussi une invitation pour The Eleventh Hour, documentaire sur l’environnement produit par Leonardo DiCaprio, mais ils ne me laissèrent pas entrer dans la salle parce qu’apparemment c’était déjà complet. Dix ans plus tard, je n’ai pas encore vu le film en question.

Depuis, les choses ont passablement changé. Ma famille a quitté l’Italie pour la Suisse, j’ai décroché mon Master en Histoire et esthétique du cinéma à l’Université de Lausanne et je couvre régulièrement plusieurs festivals pour différents médias, dont Clap. Me voilà donc de retour à Cannes, avec un badge Presse et, encore une fois, une journée-anniversaire qui s’annonce succulente: la première projection du matin, au Grand Théâtre Lumière, c’est Wonderstruck de Todd Haynes.

Dans le même sujet...

Cannes 2017: Claudia Cardinale coupe court à la polémique autour de l'affiche

Posté par |

C’est demain sur les coups de midi que l’on saura la teneur de la sélection officielle du 70e Festival de Cannes. En attendant, Claudia Cardinale qui figure sur l’affiche de cette édition anniversaire revient sur la polémique de bac à sable engendrée par le visuel sur cette immense cour de récréation que sont les réseaux sociaux.

Cannes 2017: Quinzaine des Réalisateurs

Posté par |

Claire Denis, Philippe Garrel et Abel Ferrara sont parmi les cinéastes dont on découvrira les nouveaux films dans le cadre de la section parallèle et indépendante du Festival de Cannes.

Cannes 2017: Cannes Classics

Posté par |

La dernière partie de la Sélection officielle, consacrée à l’histoire du Septième Art, vient d’être dévoilée. Au programme, entre autres, les nouvelles restaurations de films de Clouzot, Antonioni, et Wajda.

Cannes 2017: "Sea Sorrow" de Vanessa Redgrave

Posté par |

L’actrice britannique fait ses débuts derrière la caméra pour aborder des problématiques liées aux droits de l’homme. Un sujet très noble traité de façon maladroite et parfois même égocentrique, dans un film dont la présence à Cannes est plutôt vexante.

Cannes 2017: "Loveless" d'Andrey Zyagintsev

Posté par |

Le grand cinéaste russe signe un portrait glaçant et largement passionnant de la destruction d’un couple, en abordant aussi les dogmes religieux de son pays. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "Wonderstruck" de Todd Haynes

Posté par |

Le cinéaste américain signe encore une fois une histoire d’autres temps, avec deux récits parallèles qui mettent en avant la famille, la quête et surtout le cinéma, évoqué avec des jeux formels intrigants. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "Jupiter's Moon" de Kornél Mundruczó

Posté par |

La Hongrie d’aujourd’hui fait l’objet d’un récit politique qui se croise avec un sous-texte religieux et les conventions narratives de la science-fiction. Le résultat est parfois frustrant mais aussi très intéressant, avec des intuitions de mise en scène notables. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "Okja" de Bong Joon-Ho

Posté par |

Marqué en amont par des controverses liées à sa distribution en salle (ou pas), le nouveau film du cinéaste coréen est un produit inventif et richissime, mais aussi suffisamment étrange pour comprendre pourquoi il a été produit par Netflix et non pas un studio traditionnel. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "The Square" de Ruben Östlund

Posté par |

Le grand cinéaste suédois s’attaque au matérialisme, à l’art et aux relations humaines avec son regard implacable et décalé. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: La démocratie des sous-titres

Posté par |

La kermesse française a introduit cette année une petite nouveauté signifiante concernant le sous-titrage, qui devrait être prise comme exemple par les autres festivals.

Cannes 2017: "Le Redoutable" de Michel Hazanavicius

Posté par |

La relation entre Jean-Luc Godard et Anne Wiazemsky fait l’objet d’une comédie ambitieuse et cinéphile, pas entièrement réussie mais souvent très drôle dans sa déconstruction du mythe de JLG, parfaitement incarné par Louis Garrel. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "The Meyerowitz Stories" de Noah Baumbach

Posté par |

Le cinéaste américain signe une nouvelle comédie dramatique, largement efficace, sur les dysfonctionnements familiaux, en s’appuyant surtout sur les prestations de Ben Stiller, Adam Sandler et Dustin Hoffman. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "Happy End" de Michael Haneke

Posté par |

Le réalisateur autrichien est de retour avec un autre portrait glaçant et puissant des pires caractéristiques humaines, avec l’ajout d’images des nouveaux médias à son style austère habituel. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "The Killing of a Sacred Deer" de Yorgos Lanthimos

Posté par |

Après "The Lobster", le cinéaste grec Yorgos Lanthimos signe son deuxième long métrage en langue anglaise, toujours avec Colin Farrell dans le rôle principal. Les mythes d’antan sont mis à jour avec des inspirations pasoliniennes, mais le résultat est agaçant dans sa recherche constante de la provocation. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: Souvenirs festivaliers – presse suisse

Posté par |

Pour le 70e anniversaire de la kermesse française, nous avons récolté les témoignages de nos confrères et d’autres professionnels de la branche cinématographique sur leurs expériences cannoises. Voici la première partie, consacrée à la presse helvétique.

Cannes 2017: Souvenirs festivaliers – presse internationale

Posté par |

Pour le 70e anniversaire de la kermesse française, nous avons récolté les témoignages de nos confrères et d’autres professionnels de la branche cinématographique sur leurs expériences cannoises. Voici la deuxième partie, consacrée à la presse internationale.

Cannes 2017: "The Beguiled" de Sofia Coppola

Posté par |

Le roman de Mitch Cullinan, déjà adapté au cinéma par Don Siegel en 1971, fait l’objet d’une nouvelle version qui met l’accent sur le point de vue féminin. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "The Florida Project" de Sean Baker

Posté par |

Sean Baker signe un nouveau petit bijou de cinéma américain indépendant, qui met l’accent sur une partie inconnue de la réalité de son pays. Présenté au 70e Festival de Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs.

Cannes 2017: Souvenirs festivaliers – professionnels du cinéma

Posté par |

Pour le 70e anniversaire de la kermesse française, nous avons récolté les témoignages de nos confrères et d’autres professionnels de la branche cinématographique sur leurs expériences cannoises. Voici la troisième partie, consacrée aux professionnels qui fréquentent le Marché du Film.

Cannes 2017: "L'Amant double" de François Ozon

Posté par |

Le cinéaste français signe un thriller psychologique bourré de nudité, perversion et ambiguïté. Ça va dans tous les sens, et pas toujours de façon positive. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "In the Fade" de Fatih Akin

Posté par |

Le cinéaste allemand d’origine turque aborde des sujets qui lui sont chers dans un thriller qui est, hélas, dépourvu de suspens et nuances. En compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: "D’après une histoire vraie" de Roman Polanski

Posté par |

Le cinéaste franco-polonais collabore avec Olivier Assayas pour signer un thriller divertissant mais étonnamment élémentaire, avec deux prestations magnifiques d’Emmanuelle Seigner et Eva Green. Hors compétition au 70e Festival de Cannes.

Cannes 2017: Bilan

Posté par |

Considérations finales sur la 70e édition de la kermesse française, moins épatante que prévu.