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FIFF 2017: toute la couverture.

FIFF 2017: "Primero Enero" de Darío Mascambroni

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Entre père et fils

En une heure et cinq minutes, Darío Mascambroni signe un premier film d’une beauté formelle rare. Mettant en scène un père et son fils, autant à l’écran qu’à la ville, Primero Enero s’attarde avec justesse sur ce qui fait l’essence de l’existence: la relation avec l’autre. Magnifique.

Constituée de très longs plans souvent fixes permettant au spectateur de profiter d’instants en apesanteur et de la superbe composition des cadres, cette première oeuvre force le respect grâce à une forme et un fond en parfaite harmonie. Primero Enero est un instantané dans la vie d’un père et son fils venus passer un dernier moment privilégié dans leur maison qui va être mise en vente. Cette bâtisse dépourvue de tout confort est ceinte par une nature sauvage. Ils en profitent pour se balader et jouir du moment présent, comme d’un coucher de soleil, entre autres exemples.

Darío Mascambroni nous offre un film simple et beau comme la vie avec tout ce qu’elle peut charger comme joies et comme peines. Les dialogues et les silences entre les deux personnages nous font découvrir le lien solide qui les unit. Chacun apprend de l’autre en lui confiant ses impressions, ses envies, ses regrets. Le père assiste même aux premiers émois amoureux de son jeune fils grâce à une petite voisine qui vient dans la région pour la première fois, alors que les deux compères sont ici pour la dernière fois. Finalement, tout a un début et une fin et c’est inexorable.

Primero Enero souffle comme un vent, parfois frais, parfois chaud, parfois comme une brise légère, parfois comme une tempête déchaînée. Il en découle une oeuvre d’une très grande sensibilité qui parvient à transcender l’apparente banalité d’une relation entre un père et son fils, se trouvant ensemble pour faire le deuil d’une partie de leur existence commune. Sans pathos ni sensiblerie déplacée, Darío Mascambroni signe un premier long métrage simple touchant dans le sens le plus noble du terme.

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