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Cannes 2016: Toute la couverture

Cannes 2016: Les films européens (hors Roumanie)

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L’année dernière a été une année énorme pour le cinéma italien à Cannes, avec plusieurs films en compétition. Cette année, le cinéma italien n'est pas en reste avec deux films en marge de la compétition. Tout d’abord, Sweet Dreams de Marco Bellocchio qui met à l’honneur Berenice Bejo à travers l’histoire d’un garçon en difficulté à accepter la mort de sa mère. La dernière fois que Bellocchio est venu à Cannes, c’était en 2009 avec Vincere.

La pazza gioia, de Paolo Virzi, réalisateur de La prima cosa bella (2010)  et (Il capitale umano) (2014), suit deux malades mentaux - l’une prétend être une comtesse riche, tandis que l'autre conserve ses illusions à elle-même - qui échappent à leur institution; leurs rencontres ultérieures brouillant les lignes entre la santé mentale et la folie. Nous y retrouvons des stars de cinéma comme Micaela Ramazzotti et Valeria Bruni Tedeschi.
Elle de Paul Verhoeven. Le réalisateur de Black Book (2007) n’a pas eu un film en sélection officielle depuis Basic Instinct en 1992. Le film permet à Verhoeven de travailler en français pour la première fois, dirigeant une magnifique palette d'acteurs de l'Hexagone dont Isabelle Huppert dans le rôle principal en tant que directrice d'une société de jeux vidéo, qui change les règles du jeu après avoir été violée lors d'une effraction de domicile.
Julieta de Pedro Almodovar, marque le retour du cinéaste madrilène, chef de file de la movida ibérique, sur la Croisette. Pedro Almodovar n'est pas rancunier alors que le Festival de Cannes l'a systématiquement passé à la trappe pour la Palme malgré une succession de films remarquables. Ce nouvel opus de Pedro Almodovar est inspiré par un trio d'histoires tirées de la gagnante du Prix Pulitzer, Alice Munro inclus dans son livre Runaway
Sur la route lactée d'Emir Kusturica, qui a été deux fois vainqueur de la Palme d'Or pour Underground et Papa est en voyage d'affaires. Kusturica revientr à Cannes pour la première fois depuis 2007 quand il avait présenté Promets-moi. Son dernier né est une aventure dans une somptueuse épique dans lequel il joue un homme à trois stades différents de sa vie: laitier en temps de guerre, amoureux d'une femme jouée par Monica Bellucci, et vivant ses années crépusculaires comme un moine.
La Fille inconnue du tandem des frères belges (Jean-Pierre et Luc Dardenne qui sont des habitués de la Croisette. Après avoir dirigé des stars de cinéma comme Marion Cotillard et Cécile de France dans leurs deux précédents films, les frères belges qui ont remporté deux fois la Palme d'Or (Rosetta et L'enfant) plongent l'actrice française Adele Haenel et des fidèles comme Jeremie Renier et Olivier Gourmet dans l'histoire d'un jeune médecin qui  enquête sur l'identité d'un patient qui est mort après avoir refusé son traitement. Compte tenu de leurs antécédents, leur film va certainement affoler la concurrence.
Les beaux jours de Aranjuez de Wim Wenders. Les critiques qui ont été très réticentes envers son travail de fiction récent seront face à l'adaptation d'une pièce de Peter Handke. Dans ce film, le scénario équivaut à une longue conversation libre entre un homme et une femme, joués par Reda Kateb et Sophie Semin.
L'économie du couple de Joachim Lafosse, autre cinéaste belge de la nouvelle génération conte le drame intime d'un mari et d'une femme qui rompent et décident de continuer à partager le même toit pour des raisons financières.
La Tortue Rouge de Michael Dudok de Wit est un mélange de techniques au charbon de bois et à l'aquarelle autour d'un homme échoué sur une île déserte. Il s'agit de la première co-production internationale du studio japonais Gibli.
Brimstone de Martin Koolhoven. Cannes attend avec impatience de découvrir le travail de ce cinéaste hollandais dont le précédent opus, Winter in Wartime, a été présélectionné pour le prix d'une oeuvre en langue étrangère pour l'Oscar. Tourné en Roumanie, en Espagne et en Allemagne, le film met en valeur Dakota Fanning qui joue une femme faussement accusée d'un crime.
 
Le Géant de Johannes Nyholm. Après trois courts métrages à la Quinzaine des réalisateurs, le réalisateur suédois livre son premier long métrage consacré à un jeune homme gravement déformés et autiste de 30 ans, abandonné par sa mère à la naissance. Tourmenté par des fantasmes et une imagination débordante, le personnage se croit un géant de 50 mètres de haut et s'inscrit à un tournoi de pétanque dans l'espoir de convaincre sa mère de le reprendre.
Heartstone de Gudmundur Gudmundsson Arna. Parmi les débuts les plus intrigants sous la loupe des critiques, cette histoire autobiographique d'une éducation rurale - axée sur les découvertes et les désillusions de l'amitié de jeunesse - salue tout le chemin de l'Islande. Le cinéaste a attiré l'attention de Cannes avec son travail de court-métrage primé, gagnant une mention spéciale, Vallée des baleines en 2013. Il a été invité à faire une résidence à la Cinéfondation l'année suivante, où il a développé cette histoire personnelle, qui tente de montrer le monde du point de vue d'un enfant.

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