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Astérix est là

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Les premières aventures d'Astérix le Gaulois © (d'abord dénommé ainsi) commencent en 1959. Dessiné par le franco-polonais René Goscinny et le franco-italien Albert Uderzo, le petit Gaulois à la moustache dorée peut se vanter d'être multi-culturel. En effet, en sus des différentes origines de ses créateurs, il a été ébauché et reproduit entre la France et la Belgique, d'où sa provenance franco-belge.

Et le succès est au rendez-vous. A tel point qu'une année après, en 1960, les dessinateurs décident déjà d'innover en envoyant les héros à l'extérieur de leur village. C'est dans cette même édition que le barde Assurancetourix © est pour la première fois empêché de chanter au banquet lors de la fin de l'histoire. Le nom du célèbre ménestrel est un dérivé ironique de "l'assurance tout risques" désignant un type d'assurance automobile.

C'est en 1961 que les pirates sont introduits. A la base, les auteurs font un clin d'oeil à Barbe-Rouge © qui est une bande dessinée relatant les histoires de pirates. Là encore, la plaisanterie devient récurrente et est encore d'actualité. Quelques temps plus tard, Albert Uderzo décide d'inventer un nouveau personnage tout d'abord secondaire: Idéfix ©. Il devient rapidement autant important que les deux gaulois et les accompagnent dans toutes leurs aventures.

En 1965, l'ascension des héros progressent fortement. De telle manière que le premier satellite français envoyé se prénomme Astérix © et qu'au travers d'Astérix et les Normands © les ventes se montent à plus d'1,2 millions d'exemplaires. Et ce malgré les 9 siècles de différence historique.

 

Jusqu'à présent, Astérix et Obélix © avaient toujours été entourés de personnages masculins. Le tout premier changement se fera en 1966 avec la jeune et jolie Falbala © dans Astérix légionnaire ©. De 1967 à 1973, différentes cultures, pays, moeurs, personnages ou encore peuplades passent au travers des plumes et pinceaux des deux créateurs de la saga. Ainsi, notamment au travers du semeur de troubles qu'est Tullius Détritus © (La Zizanie 1970 ©)Astérix chez les Helvètes © (1970) ou du Devin © en 1972.

Durant toutes ces années, Goscinny et Uderzo ont pu bénéficier de parutions dans le journal Pilote ©. Toutefois, à partir du milieu des années 70, ils décidèrent d'éditer uniquement sous forme d'albums, c'est-à-dire de bandes-dessinées. Ce nouveau format se concrétisera en 1974 avec Le Cadeau de César ©. Malheureusement, 3 ans plus tard René Goscinny décède d'une soudaine crise cardiaque laissant Albert Uderzo pratiquement seul quant à la gestion des Gaulois.

Après réflexions, le survivant du duo décide de continuer les créations des aventures seul. Sa première histoire, Le Grand Fossé © (1980) est une référence directe au mur de Berlin. Il continuera ainsi jusqu'en 2005 avec différents récits. Cette période se caractérise principalement par un grand succès mondial, devançant ainsi Tintin © et ce malgré les critiques mitigées d'abord, puis négatives. Notamment avec Le ciel lui tombe sur la tête © (2005) qui inclut des personnages peut-être trop simplets et des rebondissements trop creux.

En 2011, le dessinateur qui prévoyait que la série des Astérix © cesse à sa mort, change finalement d'avis. Déléguant ainsi les nouvelles créations à une équipe renouvelée et plus jeune, Astérix chez les Pictes © (2013) a été scénarisé par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad. Contrôlé au niveau des vignettes par Albert Uderzo, ces récentes aventures ont déjà un certain succès mondial. A propos du dessinateur, il affirmait lors d'une entrevue fin 2013 qu'il plancherait volontiers pour écrire encore un nouveau récit. Il transmettrait toutefois le travail du dessin à Didier Conrad, car le créateur n'arrive plus à reproduire Astérix © convenablement selon son âge.

Outre les nombreux personnages historiques comme Jules César, certaines personnalités sont apparues sous forme de clin d'oeil comme l'acteur Lino Ventura (Les Tontons flingueurs 1963) ou Vincent Cassel (La Belle et la Bête 2014). En sus, il existe une multitude de jeux de mots avec par exemple, Idéfix © qui signifie en réalité "idée fixe". D'autres maintes allusions y ont été insérées aux fils des années, notamment dans Le Combats des chefs © avec "Rome Sweet Rome" au lieu d'"Home Sweet Home".
La saga est également remplie d'anachronismes. Rien qu'au niveau des pommes de terre qui ne furent introduites en Europe au XVIème siècle par les Conquistadors revenant d'Amérique.

Il est arrivé bien des péripéties aux Gaulois, mais en dehors des bandes-dessinées, les adaptations cinématographiques n'ont pas manqué. Tout a commencé en 1967 avec Astérix le Gaulois ©. D'emblée, le célèbre voxographe (ou plus communément appelé doubleur) Roger Carrel prête sa voix à Astérix ©. Quant à Obélix ©, c'est le regretté Jacques Morel qui le doublait. L'anecdote de cette première transposition est qu'elle n'a failli jamais voir le jour car la création des planches et du récit ont été fait sans que René Goscinny et Albert Uderzo le sachent. Fort du succès de ce montage, et bien que les périodicités aient toujours varié, de nouvelles histoires sont encore écrites et diffusées dans les salles obscures. Jusqu'à ce jour, pas moins de 9 animations ont été éditées.

Astérix - Le Domaine des Dieux © est donc le dixième et nouveau titre du prochain métrage animé. Et comme pour les épisodes précédents, on y retrouve toute la délirante bande de gaulois dans leur petit village résistant.
Au final, cette dernière version réalisée par le français Louis Clichy (Là-Haut 2009) et Alexandre Astier (David et Madame Hansen 2012) fera certainement plaisir à la nouvelle et à l'ancienne génération.

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